L’UDB au Gabon : quand les droits de l’État écrasent les loyautés douteuses des élites.
Le fait principal
L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), le parti d’Oligui Nguéma, défend la participation de l’État gabonais dans la procédure française des « biens mal acquis », affirmant que la justice doit primer sur les fidélités personnelles et politiques.
Ce qui s’est passé
Dans une communication publiée le 25 septembre 2026, l’UDB a justifié l’implication du Gabon dans la procédure judiciaire française concernant les « biens mal acquis ». Cette déclaration fait suite à l’appel d’Ali Bongo qui a demandé le respect de la mémoire de son père, Omar Bongo. L’UDB se démarque en affirmant que « l’État n’est ni une personne, ni une famille, ni un parti politique », soulignant ainsi la nécessité de dissocier les intérêts nationaux des considérations personnelles.
Le contexte
La procédure des « biens mal acquis » a été ouverte en 2007 et a récemment vu le Gabon se constituer partie civile, une démarche acceptée par la Cour d’appel de Paris le 14 mars 2023. L’UDB insiste sur l’importance de cette action pour faire reconnaître un préjudice subi par le pays et réclamer réparation. En cas de condamnation, le parti souhaite que les fonds récupérés soient directement restitués au Trésor public, évitant ainsi une gestion unilatérale par des mécanismes d’aide internationale.
Les chiffres à retenir
- La procédure des « biens mal acquis » a été initiée en 2007.
- La constitution de partie civile du Gabon a été acceptée par la Cour d’appel de Paris le 14 mars 2023.
Ce que cela révèle
En affirmant que « la mémoire nationale ne doit pas primer sur les exigences de justice », l’UDB semble jouer un double jeu. D’un côté, elle défend les intérêts du pays ; de l’autre, elle soutient le pouvoir en place, tout en se gardant de désigner des coupables. Ce faisant, elle rappelle que « l’argent public appartient à la Nation » et que la protection de ce patrimoine est une responsabilité de l’État. Mais n’est-ce pas là une manière habile de masquer des intérêts personnels derrière un discours patriotique ?
Ce qu’il faut retenir
Le débat sur les « biens mal acquis » au Gabon met en lumière une lutte entre la justice et la mémoire, où l’UDB tente de naviguer habilement entre les exigences de la justice et les fidélités politiques. Loin d’être un simple dossier judiciaire, cette affaire soulève des questions profondes sur la gestion de l’État et la responsabilité des dirigeants.
Source : Gabonreview.com
