
PFAS : L’ONU épingle Arkema et Daikin pour pollution dans la vallée de la chimie
Quatre rapporteurs spéciaux des Nations unies (ONU) ont exprimé leur préoccupation face à la pollution massive aux substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (PFAS) dans la vallée de la chimie, au sud de Lyon. Ils ont adressé des lettres communes à Arkema France et Daikin Chemicals France, ainsi qu’à l’État français, soulignant les effets néfastes de ces activités sur les droits humains des populations locales.
Table des matières
Contexte factuel
Les lettres, datées du 13 mars et rendues publiques le 12 mai, ont été émises par Marcos Orellana, rapporteur spécial sur les substances toxiques, Astrid Puentes Riaño, rapporteur spécial sur l’environnement, Pedro Arrojo-Agudo, rapporteur spécial sur l’eau et l’assainissement, et Michael Fakhri, rapporteur spécial sur l’alimentation. Ils soulignent que plus de 220 000 personnes pourraient être affectées par cette pollution, qui a été révélée par des enquêtes de France 5 et France 3 en 2022.
Données ou statistiques
Des études montrent la présence omniprésente des PFAS dans les eaux, les sols, l’air, les potagers, les aliments et même dans le corps des travailleurs des usines et des riverains. Des dizaines de malades, y compris de nombreux mineurs, suspectent que leurs pathologies soient liées à une exposition prolongée aux PFAS, qui peuvent provoquer divers problèmes de santé, notamment des cancers et des dysfonctionnements hormonaux. En outre, près de 250 riverains ont déposé une plainte collective contre Arkema et Daikin en 2025.
Conséquence directe
Les rapporteurs de l’ONU demandent des mesures concrètes aux entreprises pour se conformer aux normes sanitaires et réparer les préjudices causés. Ils interpellent également l’État français sur son obligation de protéger les droits des populations face aux violations potentielles liées à l’activité industrielle sur son territoire.
Source : Reporterre





