L’ONU constate une irrégularité croissante du cycle de l’eau à l’échelle mondiale.
Le cycle de l’eau devient « plus irrégulier et imprévisible », selon l’ONU
Le cycle de l’eau est désormais décrit comme « plus irrégulier et imprévisible », selon un rapport publié par l’ONU le 17 septembre. Ce document souligne que l’année 2025 a été marquée par l’une des sécheresses les plus sévères observées depuis plus de trois décennies.
En effet, 2025 figure parmi les années les plus chaudes enregistrées, et elle se classe également parmi les plus sèches des 35 dernières années en matière de débit fluvial, comme l’indique l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Wayne Jenkinson, directeur de la division hydrologie et cryosphère à l’OMM, a précisé que « nous avons des difficultés à déterminer si c’était la deuxième ou la troisième année la plus sèche, mais elle fait partie du top 3 ».
Cette situation s’inscrit dans un contexte de diminution à long terme des réserves d’eau douce sur la planète et du recul des glaciers, des tendances qui pourraient avoir des conséquences significatives pour les populations et les économies futures.
L’OMM note que le cycle de l’eau est devenu « plus irrégulier et imprévisible, oscillant entre pénuries et excès ». Les précipitations, l’écoulement des rivières et l’humidité du sol réagissent rapidement aux conditions météorologiques, tandis que les eaux souterraines et les glaciers évoluent plus lentement.
Celeste Saulo, secrétaire générale de l’OMM, a alerté sur le fait que « nous sommes en train de vider ces réserves », soulignant que les réserves mondiales d’eaux continentales sont en tendance à la baisse depuis 2014-2016.
Pour la quatrième année consécutive, toutes les grandes régions glaciaires de la planète ont perdu de la masse. Près des deux tiers des puits surveillés à l’échelle mondiale ont montré des conditions anormales en 2025. De plus, l’augmentation des catastrophes liées à l’eau est préoccupante. Le renforcement du phénomène climatique El Niño pourrait accroître le risque de sécheresse dans certaines régions et celui d’inondations dans d’autres.
L’OMM a également signalé qu’Asie et Afrique ont connu, ces cinq dernières années, au moins la moitié des épisodes extrêmes liés à l’eau et plus de 80 % des décès associés. Par ailleurs, le nombre de cours d’eau présentant un écoulement « normal » a atteint son plus bas niveau depuis 1991.
La perte de masse des glaciers à l’échelle mondiale a totalisé 1 400 gigatonnes d’eau entre 2023 et 2025, équivalente au volume nécessaire pour remplir 560 millions de piscines olympiques.
L’OMM souligne la nécessité d’une coopération internationale en matière de gestion des ressources en eau, car « l’eau ne respecte pas les frontières ».
Source : Organisation météorologique mondiale (OMM)
