L'OMS aux prises avec la 17e épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo

L’OMS aux prises avec la 17e épidémie d’Ebola en République Démocratique du Congo

L’inquiétude grandit dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) après l’annonce du premier cas d’Ebola à Goma, une ville de près de deux millions d’habitants, le dimanche dernier. Les autorités craignent une hausse des contaminations dans cette ville, actuellement sous le contrôle des rebelles du M23. La peur d’une catastrophe sanitaire est omniprésente parmi les habitants, comme l’indique Fidèle Kitsa, journaliste indépendant : « Les habitants évitent de faire des attroupements. Le lavage des mains est devenu un réflexe. Certains ne sortent plus. »

Goma, désormais quasiment inaccessible, est isolée en raison de la fermeture de l’aéroport international et de la frontière avec le Rwanda. « Il y a ce sentiment d’être coupé du monde. Nombreux se demandent comment va se faire la riposte », déclare un habitant. Lucie, une travailleuse sociale, souligne que cet isolement complique l’acheminement de l’aide médicale et humanitaire : « C’est la panique totale. Si la maladie se propage, cela pourrait devenir une catastrophe. »

Le bilan s’alourdit avec 136 décès « supposés » liés à Ebola et environ 543 cas suspects, selon le ministre de la Santé de la RDC. Face à cette situation, Samuel Roger Kamba a assuré que ses équipes s’activent pour traquer les contacts et isoler les cas suspects. Un numéro vert a été mis en place pour signaler tout symptôme inquiétant. Il a également souligné que, malgré les coupes budgétaires de l’aide internationale, l’expertise locale est un atout majeur.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a déclaré une alerte internationale en raison de l’ampleur et de la vitesse de propagation de la maladie. Des vaccins candidats doivent être testés prochainement, mais l’OMS prévient qu’il pourrait falloir plusieurs mois avant qu’un vaccin soit disponible. La priorité actuelle est d’identifier les personnes contaminées et de fournir les moyens de protection nécessaires, notamment pour le personnel de santé.

Bien que le risque d’infection à Ebola dans l’Union Européenne soit jugé « très faible », des mesures préventives sont envisagées, notamment à Mayotte, où le gouvernement a renforcé les contrôles aux frontières.

Source : France Culture

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