Économie. La France reste championne de l'Europe pour les projets d'investissements étrangers

La France, leader européen des investissements étrangers en 2025

La France a conservé sa position de leader en Europe en attirant le plus grand nombre de projets d’investissements étrangers en 2025, selon le cabinet de conseil EY. Pour la septième année consécutive, le pays a enregistré 852 projets, représentant une part significative des 5 026 projets totalisés dans 47 pays européens, comme l’indique le baromètre de l’attractivité publié ce mercredi, à l’approche du sommet Choose France à Versailles, près de Paris. La France devance ainsi le Royaume-Uni, qui a attiré 730 projets, et l’Allemagne avec 548 projets, dans un contexte économique international difficile.

Cependant, la France a connu un recul notable de 17 % du nombre de projets par rapport à 2024, une baisse plus marquée que celle du Royaume-Uni (-14 %) et de l’Allemagne (-10 %), ainsi que de l’ensemble de l’Europe, qui a vu une diminution de 7 %. L’Élysée a salué ce maintien en tête du classement, le qualifiant de résultat des réformes économiques mises en œuvre par le président Emmanuel Macron depuis 2017.

L’IA en forte progression

La France se distingue également par son attractivité dans le domaine de l’intelligence artificielle, ayant enregistré une augmentation de 26 % des projets liés à ce secteur, avec un total de 53 projets. En revanche, d’autres secteurs industriels, notamment l’automobile, la chimie et la métallurgie, ont souffert, avec un recul de 15 % du nombre de sites industriels, tombant à 354. Le baromètre souligne un retrait significatif des entreprises américaines et allemandes, qui ont réduit de moitié leurs investissements en France depuis 2022.

Les 200 investisseurs interrogés par EY entre le 13 février et le 13 mars ont mis en avant plusieurs atouts de la France, notamment la taille de son marché, sa capacité d’innovation, son énergie décarbonée, ainsi que ses infrastructures et sa main-d’œuvre. Néanmoins, des défis demeurent, tels que les conditions économiques, la stabilité politique, la compétitivité fiscale et le coût de la main-d’œuvre et de l’énergie, qui sont perçus comme des freins à l’investissement.

En matière d’emploi, la France a progressé de la troisième à la deuxième place en termes de postes créés par ces projets, avec 27 921 emplois, juste derrière le Royaume-Uni qui en a créé 28 867. La baisse de 4 % en un an est moins prononcée que celle observée au Royaume-Uni (-24 %) et en Europe dans son ensemble (-25 %, soit 202 186 emplois).

Source : EY.

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