Autour du Pôle Sud, les eaux de l’océan Austral sont encore bien loin d’avoir révélé tous leurs secrets. Mais une équipe de chercheurs de l’IUEM1, à Plouzané, près de Brest, est bien décidée à les percer. À partir de prélèvements effectués en 2016 et au prix de dix années de recherche, ils viennent d’aboutir à cette découverte : au moins un tiers des 90 millions de gènes identifiés grâce à ces relevés n’a jamais été observé. « Il est courant de trouver des gènes dont on ne connaît pas précisément la fonction, mais déjà observés à un endroit ou à un autre du globe, explique Loïs Maignien, enseignant-chercheur en biologie marine à l’Université de Bretagne Occidentale et co-auteur de l’étude. Ce qui est inédit ici, c’est que même en comparant ces données avec celles de l’océan Arctique, l’autre océan polaire, ces gènes n’ont jamais été trouvés ailleurs. C’est littéralement du jamais-vu, et nous n’avons aucune idée de leur fonction. »

Un océan d’inconnus

Leurs recherches montrent également que les micro-organismes qui peuplent ces eaux se répartissent très inégalement, en formant des sortes de « mondes microbiens spécifiques à certaines masses d’eau » : de la même manière que les animaux se répartissent sur les continents, mais en trois dimensions ; à chaque strate ses communautés et leurs spécificités. « L’objectif initial était de constituer un atlas génétique de l’océan Austral, qui reste à ce jour l’une des zones les moins connues de la planète, contextualise le chercheur. Il a été très peu étudié en raison des difficultés d’accès liées à la météo et à l’englacement de l’eau la moitié de l’année. » Un travail de longue haleine, puisque les micro-organismes filtrés dans les échantillons d’eau de mer, une fois rapatriés en laboratoire et envoyés au centre de séquençage de l’ADN, reviennent sous forme de gigantesques fichiers composés de suites ininterrompues de nucléotides2 (A, T, G, C).

Recherches décisives

Commence alors « un puzzle géant de plusieurs millions de pièces pour remettre ensemble ces séquences génétiques et leur donner un sens. C’est un peu comme essayer de lire un livre où tous les mots seraient mélangés, écrits sans espace et sans ponctuation », compare Loïs Maignien.
Des analyses compliquées qui pourraient mener à d’importants progrès dans la compréhension du cycle écologique de cet océan. Et cela tombe bien, car la zone constitue la plus grande source d’incertitude pour les scientifiques qui cherchent à prévoir les climats futurs : impossible aujourd’hui de prédire l’impact de la fonte des glaciers continentaux sur son fonctionnement, par exemple, « ni même de savoir si cela va avoir des effets positifs ou négatifs sur sa capacité à absorber les émissions de CO2 liées aux activités humaines », alors que le rôle de mitigation3 de l’océan Austral est majeur.

L’Océan Austral : Un Territoire Inexploré, Comme Nos Discours Politiques

Un tiers des 90 millions de gènes découverts dans l’océan Austral n’a jamais été observé ailleurs. Pendant ce temps, nos dirigeants continuent de promettre des solutions à des problèmes qu’ils ne comprennent même pas.

Autour du Pôle Sud, les eaux de l’océan Austral sont encore bien loin d’avoir révélé tous leurs secrets. Mais une équipe de chercheurs de l’IUEM, à Plouzané, près de Brest, est bien décidée à les percer. À partir de prélèvements effectués en 2016 et au prix de dix années de recherche, ils viennent d’aboutir à cette découverte : au moins un tiers des 90 millions de gènes identifiés grâce à ces relevés n’a jamais été observé. « Il est courant de trouver des gènes dont on ne connaît pas précisément la fonction, mais déjà observés à un endroit ou à un autre du globe, explique Loïs Maignien, enseignant-chercheur en biologie marine à l’Université de Bretagne Occidentale et co-auteur de l’étude. Ce qui est inédit ici, c’est que même en comparant ces données avec celles de l’océan Arctique, ces gènes n’ont jamais été trouvés ailleurs. C’est littéralement du jamais-vu, et nous n’avons aucune idée de leur fonction.»

Ce qui se passe réellement

Leurs recherches montrent également que les micro-organismes qui peuplent ces eaux se répartissent très inégalement, en formant des sortes de « mondes microbiens spécifiques à certaines masses d’eau » : de la même manière que les animaux se répartissent sur les continents, mais en trois dimensions. « L’objectif initial était de constituer un atlas génétique de l’océan Austral, qui reste à ce jour l’une des zones les moins connues de la planète, contextualise le chercheur. Il a été très peu étudié en raison des difficultés d’accès liées à la météo et à l’englacement de l’eau la moitié de l’année. » Un travail de longue haleine, puisque les micro-organismes filtrés dans les échantillons d’eau de mer, une fois rapatriés en laboratoire et envoyés au centre de séquençage de l’ADN, reviennent sous forme de gigantesques fichiers composés de suites ininterrompues de nucléotides (A, T, G, C).

Recherches décisives

Commence alors « un puzzle géant de plusieurs millions de pièces pour remettre ensemble ces séquences génétiques et leur donner un sens. C’est un peu comme essayer de lire un livre où tous les mots seraient mélangés, écrits sans espace et sans ponctuation », compare Loïs Maignien. Des analyses compliquées qui pourraient mener à d’importants progrès dans la compréhension du cycle écologique de cet océan. Et cela tombe bien, car la zone constitue la plus grande source d’incertitude pour les scientifiques qui cherchent à prévoir les climats futurs : impossible aujourd’hui de prédire l’impact de la fonte des glaciers continentaux sur son fonctionnement, par exemple, « ni même de savoir si cela va avoir des effets positifs ou négatifs sur sa capacité à absorber les émissions de CO2 liées aux activités humaines », alors que le rôle de mitigation de l’océan Austral est majeur.

Pourquoi cela dérange

Ces découvertes mettent en lumière l’ignorance abyssale qui entoure encore nos océans. Pendant que les chercheurs s’efforcent de déchiffrer les mystères de la nature, nos gouvernants semblent perdus dans un océan de promesses vides. Ils parlent de transition écologique tout en continuant à subventionner les énergies fossiles. Une belle ironie, n’est-ce pas ?

Ce que cela implique concrètement

La recherche sur l’océan Austral pourrait révolutionner notre compréhension des écosystèmes marins et de leur rôle dans le changement climatique. Mais tant que les décisions politiques resteront déconnectées de la réalité scientifique, nous continuerons à naviguer à vue, comme des marins perdus en mer.

Lecture satirique

Les discours politiques sont souvent remplis de promesses de « sauver la planète », mais il semble que la seule chose qu’ils réussissent à sauver, c’est leur propre image. Pendant que les scientifiques se battent pour comprendre les mystères de l’océan, nos dirigeants se battent pour savoir qui peut faire la plus belle promesse sans jamais avoir à la tenir.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà de nos frontières, les politiques autoritaires, qu’elles soient aux États-Unis ou en Russie, semblent également ignorer la science au profit de discours populistes. Pendant que les glaciers fondent, ces dirigeants préfèrent parler de « grandeur retrouvée » plutôt que de prendre des mesures concrètes. Un bel exemple de déconnexion entre le réel et le discours.

À quoi s’attendre

Si nous continuons sur cette voie, nous risquons de voir l’océan Austral devenir un symbole de notre incapacité à écouter la science. Les conséquences pourraient être désastreuses, non seulement pour la biodiversité marine, mais aussi pour notre propre survie sur cette planète.

Sources

Source : www.espace-sciences.org

30 millions de nouveaux gènes dans l’océan Austral
Visuel — Source : www.espace-sciences.org
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