
L’Italie finance-t-elle la baisse des prix des carburants avec des coupes dans les budgets de la Santé et de la Sécurité ?
L’Italie a fait baisser le prix des carburants en réduisant les taxes qui leur sont appliquées. Mais, selon le ministre français Laurent Panifous, cela s’est fait aux dépens de plusieurs ministères.
Le 16 avril 2026, le ministre français des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a déclaré que l’Italie avait réduit ses budgets ministériels, notamment ceux de la Santé et de la Sécurité, pour financer une baisse des taxes sur les carburants. Cette mesure a permis une réduction de 25 centimes par litre, mise en place par un décret du 18 mars 2026, initialement prévu pour durer jusqu’au 7 avril.
La première annexe de ce décret indique que le ministère de l’Économie a subi une coupe de 127,5 millions d’euros, suivi par le ministère des Infrastructures et des Transports avec 96,5 millions d’euros. Le ministère de la Santé a été affecté à hauteur de 86 millions d’euros, et celui de l’Intérieur a vu son budget réduit de 30,1 millions d’euros. D’autres ministères, comme ceux de l’Éducation et de la Culture, ont également connu des baisses de 25 millions d’euros chacun.
Cette situation a suscité des inquiétudes, le service d’études du Sénat italien ayant regretté le manque de précisions sur les projets affectés par ces réductions budgétaires. Plusieurs événements culturels ont déjà été signalés comme ayant perdu leur financement.
L’Italie a prolongé la mesure de baisse des prix des carburants jusqu’au 1er mai 2026, pour un coût supplémentaire de 500 millions d’euros. Cependant, cette fois, le financement ne proviendra pas de coupes budgétaires. Le ministre de l’Économie, Giancarlo Giorgetti, a précisé que 200 millions d’euros seraient autofinancés grâce à l’augmentation des recettes de TVA, tandis que 300 millions d’euros supplémentaires proviendraient des ressources non utilisées du marché européen des quotas carbone.
Source : Franceinfo.




