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L’interdiction du livre « Les Identités rebelles » : un retour aux fantômes du Printemps Berbère
L’histoire qui se répète
Le 19 avril 2026, à Alger, une simple présentation de livre à la librairie des Beaux Arts tourne au drame. La police intervient, saisit le livre de Fatima Oussedik, et ferme la librairie. Cet événement rappelle le Printemps Berbère de 1980, où la répression s’abattait sur ceux qui osaient évoquer la question identitaire.
Quarante-six ans plus tard, la même logique de contrôle et de négationnisme est à l’œuvre.
La même machine de censure
Ce qui interpelle est l’invariance du système répressif. Les méthodes ont évolué, mais la mécanique reste la même : identifier, interdire, réprimer. Les Éditions KOUKOU, courageusement engagées dans la publication de ce travail, deviennent des cibles. La fermeture administrative de la librairie n’est qu’un exemple d’une oppression systémique.
L’État, en se présentant comme un garant de l’ordre, étouffe méthodiquement toute production intellectuelle qui pourrait éclairer les zones d’ombre de notre histoire.
Qu’y a-t-il dans ce livre qui fait si peur ?
« Les Identités rebelles » explore des réalités historiques et sociologiques du Mzab, une région algérienne riche en spécificités. Cette reconnaissance des identités plurielles constitue une menace pour un État qui, depuis l’indépendance, s’est construit sur une fiction unificatrice.
Une chercheuse étudiant sérieusement cette région remet en question le contrôle narratif de l’État.
La solidarité face au négationnisme
Il est crucial de manifester notre solidarité envers Fatima Oussedik et les Éditions KOUKOU. Cette solidarité n’est pas qu’une posture ; elle est essentielle. Accepter cette censure, c’est permettre à l’État de définir les frontières de la pensée légitime. Cela revient à renoncer à une Algérie plurielle et démocratique.
Les fantômes de 1980
Le Printemps Berbère n’a pas résolu la question identitaire ; il l’a cristallisée. Bien que le tamazight ait obtenu un statut officiel en 2016, la liberté d’expression est en déclin. Les recherches académiques sur des réalités « périphériques » sont entravées, illustrant un négationnisme plus subtil.
Un appel à la conscience collective
L’affaire de Fatima Oussedik dépasse une simple répression. Elle pose la question de notre volonté collective à résister à un État qui dicte ce qui peut être pensé ou publié. Les Éditions KOUKOU ont décidé de publier malgré tout, et les chercheurs soutenant Oussedik continuent leur travail.
Nous devons agir, refuser de plier devant le négationnisme d’État. Exigeons que « Les Identités rebelles » soit lu, étudié, et enseigné.
Pour ceux qui souhaitent explorer les réalités algériennes, il est essentiel de réserver des voyages qui favorisent la compréhension culturelle. En parallèle, pour anticiper les coûts de vos projets, il est judicieux de comparer les offres disponibles.
Rien n’a changé depuis 1980. C’est là, peut-être, le plus inquiétant.
Notre totale solidarité avec Fatima Oussedik et les Éditions KOUKOU.





