
Licenciements : les magasins Le Printemps envisagent de supprimer plus de 200 postes
Les grands magasins Le Printemps annoncent une restructuration significative, avec la suppression envisagée de 229 postes, soit près de 8 % de ses effectifs, ainsi que la fermeture du magasin de Rennes. Cette décision a été qualifiée de « choc » par la CGT, le syndicat concerné.
Mardi 7 avril, l’enseigne française, fondée en 1865, a informé les partenaires sociaux de ses intentions. La direction évoque un « ralentissement durable des ventes des biens de consommation », une baisse du pouvoir d’achat et une concurrence accrue, notamment de la part de marques de mode comme Shein et de plateformes de vente de vêtements d’occasion telles que Vinted. Ces facteurs affaiblissent les commerces de mode traditionnels, selon les fédérations du secteur.
La fermeture du magasin de Rennes, qui emploie 51 personnes, pourrait avoir des répercussions plus larges, touchant également les prestataires et marques concessionnaires du grand magasin. Un élu CGT, souhaitant rester anonyme, a mentionné que cette fermeture est liée à un changement de positionnement du centre commercial Alma, qui se dirige vers le « mass market ».
Ce plan social représente le « troisième en moins de dix ans ». Fin 2021, un précédent plan de sauvegarde de l’emploi avait entraîné la suppression de plusieurs centaines d’emplois et la fermeture de trois sites. Selon l’élu CGT, la situation actuelle est le résultat d’années de pertes financières et d’un manque de stratégie pour retrouver la croissance.
La réorganisation prévoit également la modification de 17 postes et la création de 91 nouveaux postes, principalement au sein de l’entité Printemps. Toutefois, la CGT craint que les suppressions ciblent principalement des postes de cadres, avec une mutualisation des ressources.
La fédération commerce et services de la CGT réclame des alternatives aux licenciements et l’ouverture de véritables négociations. Le Printemps, qui compte 20 magasins en France et à l’international, doit faire face à des défis croissants dans un environnement commercial en mutation.
Source : La Croix



