L’extrême droite en France : un hommage à Ménard, entre promesses et vérités cachées.
Le fait principal
Ce jeudi 17 septembre 2026, Charles Ménard, médecin psychiatre et militant politique engagé, nous a quittés à l’âge de 69 ans. Sa disparition marque la fin d’une époque pour la gauche du Gard, où il a été un pilier de la lutte pour l’émancipation.
Ce qui s’est passé
Ménard a exercé sa profession à Remoulins et Nîmes, s’opposant fermement aux politiques gouvernementales qui réduisent les moyens alloués à la psychiatrie. Militant inflexible, il a d’abord fait entendre sa voix au sein du Parti Socialiste dans les années 90, plaidant pour un retour aux valeurs fondamentales du socialisme. Sa carrière politique l’a mené à quitter le PS avec Jean-Luc Mélenchon pour fonder le Parti de Gauche en 2009, et à participer à la création de la France Insoumise en 2016. Son dernier combat a été contre le Front National à Beaucaire, où il a fait preuve d’un courage remarquable.
Le contexte
Dans un paysage politique français de plus en plus polarisé, Ménard a toujours été un fervent défenseur des droits humains et un critique acerbe de l’extrême droite. Alors que le RN, sous couvert d’une rhétorique « apaisée », continue d’infiltrer les esprits avec ses discours xénophobes, Ménard s’est tenu en première ligne pour dénoncer ces dérives. Son engagement pour une gauche authentique est une réponse directe aux politiques néolibérales qui ont gangrené le PS depuis les années 80.
Les chiffres à retenir
En 2005, Ménard a été un acteur clé dans la campagne pour le « Non » au référendum sur la Constitution européenne, qui a recueilli 54,67 % de voix contre 45,33 % pour le « Oui ». Cette mobilisation a été un tournant dans le paysage politique français, signalant un rejet des politiques européennes jugées trop libérales.
Ce que cela révèle
La mort de Charles Ménard souligne un vide immense dans le paysage politique français, notamment face à la montée du RN. Ce parti, qui prétend incarner le « changement », se retrouve souvent en décalage avec les réalités sociales qu’il prétend défendre. En effet, alors que le RN prône une lutte contre l’immigration, il ne fait que masquer son incapacité à proposer des solutions concrètes aux inégalités croissantes. Ménard, de son côté, a toujours cherché à construire un avenir inclusif, en s’opposant à l’extrême droite non seulement par des mots, mais par des actions tangibles.
Ce qu’il faut retenir
Charles Ménard laisse derrière lui un héritage de courage et d’engagement. Son parcours politique témoigne de la nécessité d’une gauche unie et déterminée, prête à affronter les défis posés par la montée de l’extrême droite. Alors que le paysage politique évolue, il est essentiel de se souvenir de ceux qui ont lutté pour un avenir meilleur.
Source : Parti de Gauche
