LGV Bordeaux-Toulouse : L’État débloque 410 millions d’euros pour rendre le projet « irréversible »
En déplacement à Toulouse, le Premier ministre a annoncé le déblocage d’une première enveloppe de 410 millions d’euros pour la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse. Ce montant pourrait atteindre 820 millions d’euros grâce à l’engagement des collectivités locales. Cette première tranche de financement vise à lancer les appels d’offres avant la fin de l’année, renforçant ainsi la viabilité du projet.
Le plan de financement, établi en 2022, prévoit un budget global de 14 milliards d’euros, réparti comme suit : 40 % par l’État, 40 % par les collectivités locales et 20 % par l’Union européenne. L’État a également pour objectif de finaliser cette étape d’ici la fin de l’année afin d’éviter que le protocole ne soit remis en question par la prochaine élection présidentielle.
Lors de sa visite, le Premier ministre a souligné le « défi démographique » que traverse Toulouse, qui pourrait devenir la troisième ville de France, dépassant Lyon.
Un mois pour trancher sur le portage du projet
Malgré ces avancées, des clarifications restent nécessaires concernant le portage du projet. Un rapport du Conseil d’orientation des infrastructures, remis au ministère des Transports, avertit d’un risque de dépassement de 20 % du budget initial et propose des alternatives, comme un partenariat public-privé.
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a indiqué que les parties prenantes disposent d’un mois pour discuter des différentes options, tout en prenant en compte les contraintes budgétaires de l’État et de la SNCF. Il a précisé que le Conseil d’orientation des infrastructures ne prendra pas les décisions à la place du gouvernement ou du Parlement.
(Source : La Tribune)



