Les Républicains en Paca : la division à l’œuvre, le RN applaudit en coulisses !
Le fait principal
Les élections sénatoriales de 2026 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) s’annoncent chaotiques pour Les Républicains (LR), qui, après avoir obtenu 13 sièges lors des précédentes élections, se retrouvent cette année divisés dans un territoire où l’extrême droite fait des progrès notables.
Ce qui s’est passé
En juillet, tout semblait en place pour LR, avec une liste d’union du centre droit dirigée par Brigitte Devésa (Union des démocrates et indépendants, UDI), soutenue par Renaud Muselier, président de la région Paca et membre de Renaissance. Cependant, la sénatrice sortante Valérie Boyer a décidé de faire cavalier seul, affirmant qu’elle ne voulait pas de confusion avec les « macronistes ». Sa déclaration, empreinte d’un patriotisme de droite, laisse à penser qu’elle se considère comme la seule véritable représentante de la droite dans cette course.
Le contexte
La région Paca, historiquement un bastion de la droite, a vu l’extrême droite progresser de manière alarmante, notamment lors des élections municipales de mars dernier. L’ascension du Rassemblement National (RN) dans cette région, où le paysage politique est en pleine mutation, pose la question de la capacité de LR à maintenir son influence face à une concurrence de plus en plus agressive.
Les chiffres à retenir
- 13 sièges obtenus par LR lors des sénatoriales de 2020.
- 8 sièges à pourvoir dans les Bouches-du-Rhône cette année.
Ce que cela révèle
La situation actuelle met en lumière une division croissante au sein de LR, où les ambitions personnelles semblent primer sur la cohésion du parti. Le départ de Boyer souligne une fracture au sein de la droite, qui peine à s’unir face à la montée en puissance de l’extrême droite. La volonté de Boyer de se démarquer des « macronistes » pourrait bien être une stratégie désespérée pour capter un électorat de plus en plus attiré par le RN, qui lui, n’hésite pas à jouer sur les peurs et les frustrations populaires.
Le discours de la droite traditionnelle, qui se veut un rempart contre l’extrême droite, semble de plus en plus décalé par rapport à la réalité du terrain. Les promesses de rassemblement et d’union se heurtent à la réalité d’un paysage politique fragmenté, où chaque faction semble plus préoccupée par ses propres intérêts que par la lutte contre la montée du RN.
Ce qu’il faut retenir
Les élections sénatoriales de 2026 en Paca s’annoncent comme un test décisif pour LR, confronté à ses propres divisions et à la montée de l’extrême droite. Dans un contexte où l’unité est
Source : La Croix
