Les petites fermes oubliées : le plan CASI, un mirage pour les agriculteurs français ?
Les petites fermes en fruits et légumes ne doivent pas être exclues du plan CASI
Le fait principal
Le plan CASI, censé soutenir les agriculteurs français, laisse de côté les petites fermes en fruits et légumes, déjà durement touchées par la canicule de cet été. Interfel évalue les pertes de production entre 20 et 50 %, pouvant atteindre 100 %.
Ce qui s’est passé
Le maraîchage et l’arboriculture sont en crise. Malgré les promesses de la Ministre de l’Agriculture de flécher des aides vers ces systèmes, des départements comme l’Ariège et la Drôme imposent des surfaces minimales qui excluent les petites exploitations. Une étude de FranceAgriMer révèle que 58 % des exploitations cultivent sur moins de 3 hectares. Pourtant, ces petites fermes, souvent rentables, sont laissées pour compte.
Le contexte
Les aides PAC, calculées sur la surface, favorisent les grandes structures, laissant les petites fermes dans l’oubli. D’autres départements, comme Vienne, excluent de fait ces exploitations en ne reconnaissant pas l’aide « petit maraîchage », que peu d’agriculteurs obtiennent à cause de critères restrictifs. De plus, la réforme des calamités agricoles a exclu le maraîchage diversifié du système assurantiel, rendant ces agriculteurs encore plus vulnérables.
Les chiffres à retenir
– Pertes de production entre 20 et 50 %, pouvant atteindre 100 % selon Interfel.- 58 % des exploitations cultivent sur moins de 3 hectares.- Seuil de déclenchement de l’indemnité de solidarité nationale à 50 % de pertes pour les non-assuré·es.
Ce que cela révèle
La situation est alarmante. Pendant que la Ministre clame des solutions, la réalité est tout autre. Les petites fermes, piliers de la souveraineté alimentaire, sont abandonnées. Les trois mes d’urgence demandées par FranceAgriMer ne sont qu’un cache-misère. Les paysans n’ont pas besoin de miettes, mais de moyens pour continuer à produire. Une mascarade politique où l’urgence de soutenir l’agriculture est noyée sous des promesses creuses et des exclusions arbitraires.
Ce qu’il faut retenir
Le plan CASI, loin de répondre aux besoins des petites fermes, les ignore. Dans un contexte de crise climatique, cette exclusion révèle une incohérence inquiétante de la politique agricole française. Les paysans méritent mieux que des promesses vides : ils exigent des actions concrètes et un soutien réel.
Sources : Communiqué de presse de la Confédération paysanne, Interfel.
