
Dans l’humanitaire, les étudiants font face à un goulot d’étranglement en termes de débouchés
Au cours des dernières années, le secteur humanitaire a connu une crise sans précédent, exacerbée par une réduction significative de l’aide publique au développement (APD). Selon les derniers chiffres de l’OCDE, l’APD mondiale a chuté de plus de 23 % entre 2024 et 2025. Ce déclin est en grande partie attribuable au démantèlement de l’agence américaine de coopération, l’Usaid, qui a entraîné une diminution de 57 % de la contribution des États-Unis. De plus, la France a enregistré une baisse de l’APD d’environ 11 % durant la même période.
Cette contraction des financements a eu des répercussions directes sur l’aide humanitaire globale, qui a chuté de plus de 35 % en 2025. Alors même que les crises humanitaires se multiplient à travers le monde, cette situation crée un environnement difficile pour les étudiants et jeunes professionnels qui souhaitent s’engager dans ce secteur.
Vincent Pradier, chercheur associé en sciences de gestion à l’Institut d’administration des entreprises de Paris-I Panthéon-Sorbonne, souligne que cette crise impacte directement les opportunités d’emploi dans le domaine humanitaire. Les nouveaux diplômés se retrouvent confrontés à un marché de l’emploi saturé et à des organisations qui, en raison des coupes budgétaires, réduisent leurs effectifs ou limitent les recrutements.
Cette situation soulève des interrogations sur l’avenir de l’humanitaire et sur la manière dont les jeunes peuvent se préparer à des carrières dans un secteur en pleine mutation.
Source : OCDE





