
(Ottawa) Plus des deux tiers des Canadiens se montrent favorables à l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux et aux robots conversationnels d’intelligence artificielle pour les jeunes de moins de 16 ans, selon un sondage récent.
Lors de cette enquête menée par Léger, 70 % des participants ont exprimé leur soutien à l’établissement d’un âge minimal pour accéder à des plateformes telles qu’Instagram et TikTok. Un chiffre similaire, 69 %, a également approuvé l’idée d’un âge requis pour utiliser des robots conversationnels comme ChatGPT.
Andrew Enns, vice-président exécutif du centre du Canada de Léger, a souligné l’inquiétude croissante des Canadiens concernant ces technologies. Plus de 80 % des sondés se disent préoccupés par les effets négatifs potentiels des réseaux sociaux et des robots conversationnels sur les enfants et les adolescents. Ces inquiétudes sont renforcées par des verdicts récents de tribunaux américains qui ont tenu des entreprises comme Meta et Google responsables de préjudices infligés à des jeunes.
Le sondage, qui a été réalisé en ligne auprès de 1848 personnes du 1er au 4 mai, a révélé que les parents d’enfants de moins de 16 ans étaient légèrement moins favorables à l’imposition d’une restriction d’âge, avec 27 % d’entre eux s’opposant à cette mesure, contre 20 % parmi ceux qui n’ont pas d’enfants de cet âge.
Le gouvernement canadien envisage actuellement un projet de loi sur les préjudices en ligne, qui pourrait inclure l’imposition d’un âge minimal pour accéder aux réseaux sociaux et aux robots conversationnels. Le ministre fédéral de l’Intelligence artificielle, Evan Solomon, a déclaré que le gouvernement examine attentivement les réglementations potentielles liées à ces plateformes.
Selon le Conseil de recherche et d’intelligence marketing canadien, il est impossible d’attribuer une marge d’erreur aux sondages réalisés en ligne, car ils ne représentent pas un échantillon aléatoire de la population.
Source : La Presse Canadienne



