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Science et Espace

Le sas du module Zvezda de l’ISS condamné définitivement à cause de fuites d’air irréparables

La Station spatiale internationale (ISS) est confrontée à un nouveau défi technique majeur. Le module Zvezda, essentiel à son fonctionnement, a vu son sas définitivement condamné en raison de microfissures entraînant des fuites d’air, une situation qui n’est pas sans précédent.

Une situation préoccupante

Le module Zvezda, qui est en service depuis juillet 2000, est devenu le centre d’une série de problèmes récurrents liés à son intégrité structurelle. Une fuite d’air a été signalée pour la première fois en 2019, mais les tentatives de réparation n’ont pas abouti et la situation s’est détériorée au fil du temps. Le journaliste spécialisé dans le secteur spatial, Anatoly Zak, a récemment rapporté que des microfissures dans le sas arrière de Zvezda rendent désormais toute réparation impossible et que le sas restera donc fermé.

Des fuites persistantes

Initialement, les Experts espéraient que les réparations seraient efficaces d’ici 2025, après plusieurs évaluations. Cependant, en avril 2026, la NASA exprimait des inquiétudes concernant l’origine des fissures, suggérant que les matériaux de construction du module pouvaient être affaiblis. Cette préoccupation s’est confirmée lorsque, en juin, un débit de fuite accru a été mesuré, atteignant près d’un kilogramme d’air par jour. En réponse, l’équipage a dû se mettre à l’abri dans leur capsule Crew Dragon, illustrant la gravité de la situation.

Pour résoudre le problème, des méthodes de découpe étaient envisagées pour atteindre les zones suspectes, mais la NASA jugeait cette approche risquée. Finalement, Roscosmos a décidé de renoncer à cette opération, optant pour d’autres mesures non précisées.

Le sas du module Zvezda.
Le sas du module Zvezda aujourd’hui condamné. // Source : NASA/Wikiarchives.space

Conséquences pour l’ISS

Malgré la fermeture de ce sas, l’ISS devrait continuer à fonctionner à peu près normalement. Cependant, l’absence de possibilité d’amarrage par le module Zvezda obligera les cargos russes à être déchargés dans un autre port d’amarrage. L’ISS dispose de huit ports d’amarrage, mais ceux-ci sont souvent occupés avec des vaisseaux habités ou d’autres missions. Le prochain cargo, Progress MS-36, est prévu pour décoller le 24 novembre. Il s’amarrera au module Poisk pour y être déchargé, avant d’être ensuite déplacé vers Zvezda, non pas pour déchargement, mais pour contribuer à des manœuvres d’orbite.

Ports d'amarrage de l'ISS.
Les différents ports d’amarrage de l’ISS. // Source : Nasa

Des projets d’avenir

Cette situation met en lumière le vieillissement de l’ISS, qui est attendue en service jusqu’au début des années 2030. Zvezda, avec ses 26 années de présence, est un exemple parfait de cette usure. Avec des projets futuristes pour de potentielles nouvelles stations spatiales, il est encore incertain quel héritage prendra la relève de l’ISS, les développements étant encore à leurs débuts. En attendant, des agences spatiales, hormis la NASA, devront envisager des solutions innovantes pour faire face à une technologie qui montre des signes de fatigue.


Source : Espace : les articles et enquêtes de la rédaction de Numerama (www.numerama.com)

Article original : Consulter la source originale

Auteur : Hugo Ruher

Cédric Balcon-Hermand
À PROPOS DE L’AUTEUR

Cédric Balcon-Hermand

Journaliste d’Artia13.city, président de l’association Artia13, auteur et éditeur sous le nom Cédric Balcon, ainsi qu’auteur-compositeur de musique.

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