Le pape Léon, inspirateur d’un maire : quand la prière pour les automobilistes croise le RN.
Le fait principal
Le maire communiste de Grigny, Philippe Rio, a interpellé le pape Léon XIV, lors de sa visite en France le 26 septembre 2026, pour lui demander d’intervenir auprès d’Emmanuel Macron sur la baisse des prix des carburants. Avec une touche d’ironie, il a suggéré que le Saint-Père convaincrait le président de réduire la TVA sur l’essence et de nationaliser Total.
Ce qui s’est passé
Profitant de la venue du pape, Philippe Rio a utilisé les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix. « Très Saint-Père, si vous pouviez convaincre notre président de la République de réduire la TVA sur l’essence et nationaliser Total, nous vous en serions extrêmement reconnaissants. Sincèrement, Les Françaises et Français qui se font braquer à la pompe », a-t-il tweeté. Dans son discours à l’Élysée, Emmanuel Macron a opté pour une approche diplomatique, affirmant qu’il ne « rien exclure » concernant les taxes sur les carburants, tout en évitant de répondre directement aux demandes pressantes de la gauche.
Le contexte
La question des prix des carburants est devenue cruciale alors que les Français, selon les sondages, expriment leur mécontentement face à la hausse des coûts. Le gouvernement privilégie actuellement des aides ciblées, considérées comme moins coûteuses pour les finances publiques. Cependant, la nationalisation de Total, souhaitée par des figures de la gauche, semble être un rêve lointain. Le ministre de l’Industrie, Serge Papin, a clairement exprimé son désintérêt pour « embêter » l’entreprise française.
Les chiffres à retenir
Actuellement, la consommation de carburants est en baisse, et cela pourrait avoir des répercussions sur les finances publiques, alors que le coût du baril continue d’influer sur les prix à la pompe. Les sondages montrent que la majorité des Français soutiennent une baisse des taxes sur les carburants.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière les contradictions au sein du gouvernement. Alors que le pape prône la paix et la dignité, certains candidats à la présidentielle, comme Marine Le Pen et Bruno Retailleau, se sont précipités pour se faire photographier avec lui, tout en défendant des politiques migratoires strictes. Olivier Faure, du Parti socialiste, a souligné cette incohérence en critiquant ceux qui cherchent à se faire valoir tout en contredisant les valeurs du pape. La scène politique, marquée par des luttes internes et des positions divergentes, révèle une dissonance qui pourrait coûter cher aux candidats en quête de crédibilité.
Ce qu’il faut retenir
La demande ironique de Philippe Rio au pape a ouvert un débat sur la question des prix des carburants, tout en exposant les tensions internes au gouvernement et les contradictions des candidats à la présidentielle. La situation actuelle pourrait bien influencer les choix politiques à venir, dans un contexte où les Français attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations économiques.
Source : HuffPost
