Le MV Hondius, navire de croisière foyer de l’hantavirus, mouillera au large des Îles Canaries
Parti d’Ushuaïa le 1er avril pour traverser l’Atlantique, le MV Hondius s’est d’abord arrêté au Cap Vert dans l’espoir de retrouver la terre ferme. Cependant, après un premier refus, les passagers attendent toujours. Le navire de croisière devait accoster ce week-end sur l’île espagnole de Tenerife aux Canaries, mais le gouvernement régional canarien a finalement refusé son entrée, malgré les promesses du gouvernement espagnol. Le navire devra donc mouiller au large avant l’évacuation des 147 personnes encore à bord, passagers et membres d’équipage.
La situation est suivie de près par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui tente de rassurer le public sans évoquer la pandémie de coronavirus. Selon l’OMS, ce jeudi, 8 cas d’hantavirus ont été signalés, dont trois décès. Cinq de ces cas sont confirmés, tandis que les autres sont considérés comme suspects. Les autorités sanitaires mondiales s’efforcent désormais de retrouver toutes les personnes susceptibles d’avoir été contaminées.
D’après le Quai d’Orsay, un Français ayant pris l’avion avec un cas confirmé d’hantavirus a présenté des symptômes bénins et a été placé à l’isolement en attente d’un test. Cinq autres Français sont à bord du MV Hondius, mais aucun ne présente de symptômes inquiétants, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La Commission européenne a également assuré que les pays de l’UE prendraient en charge leurs ressortissants, tandis que l’évacuation des passagers extra-européens est en préparation.
Cet événement épidémiologique rare rappelle le cas du Diamond Princess en 2020, foyer du SARS-CoV-2. Toutefois, le virologue Yves Gaudin a souligné que le risque de transmission humaine de l’hantavirus est minime comparé à celui du Covid-19, bien que la transmission ait été rendue possible sur le navire.
Source : France Culture






