Transports, industrie, bâtiment : le gouvernement dévoile son plan d’électrification de l’économie

Le gouvernement a présenté, le 23 avril, son plan d’électrification de l’économie, touchant les secteurs de l’industrie, des transports et du bâtiment, dans le but de diminuer la dépendance aux énergies fossiles tout en soutenant la compétitivité et le pouvoir d’achat. Ce plan, qui comprend 22 mesures, vise à « produire l’énergie que nous consommons » avec des objectifs fixés pour 2030 et 2035.

Pour financer cette transition, près de 4,5 milliards d’euros par an seront alloués à l’électrification d’ici 2030, s’ajoutant aux 5,5 milliards déjà prévus. Le gouvernement souligne que la crise actuelle au Moyen-Orient met en évidence l’urgence d’accélérer l’électrification dans divers secteurs.

L’objectif est de réduire la part des énergies fossiles dans la consommation, passant d’environ 60 % en 2023 à 40 % en 2030, puis à moins de 30 % en 2035. Actuellement, les importations d’énergies fossiles représentent un coût de plus de 60 milliards d’euros par an. En parallèle, la part de l’électricité devrait passer de 27 % à 38 % d’ici 2035, et plus de la moitié de la consommation énergétique d’ici 2050.

La France bénéficie d’une production électrique décarbonée à 95 %, grâce à son parc nucléaire et aux énergies renouvelables, et a été exportatrice nette d’électricité en 2025, avec un excédent de 5,4 milliards d’euros. Le gouvernement affirme que les technologies, comme les véhicules électriques, sont désormais matures, permettant aux ménages modestes de rentabiliser leur investissement en moins d’un an, avec des économies annuelles entre 800 et 1 500 euros.

Le plan vise également à soutenir la réindustrialisation de la France, mobilisant près de 600 000 salariés dans des industries susceptibles de contribuer à l’électrification. Pour ce faire, le gouvernement prévoit de réorienter les certificats d’économie d’énergie, avec 1,1 milliard d’euros pour le bâtiment, 0,2 milliard pour l’industrie, et 2,1 milliards pour les transports. Les aides à la rénovation énergétique, telles que MaPrimeRénov, ne financeront plus les projets conservant un chauffage au gaz après les travaux, afin de garantir l’efficacité des dépenses.

Source : La Croix.

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