Les démocrates ont remporté le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat lors des élections américaines de mi-mandat du 3 novembre. Cette victoire pourrait leur permettre de mieux s’opposer au démantèlement de politiques climatiques fédérales engagé sous Donald Trump. Mais elle s’accompagne d’un revers pour les élus républicains favorables à l’action climatique, tandis que plusieurs scrutins locaux ont aussi porté sur l’influence des entreprises et le financement de projets environnementaux. (apnews.com)

Un Congrès plus favorable à la contestation des reculs climatiques

Au cours des deux dernières années, les démocrates n’ont pas réussi à empêcher l’administration Trump de réduire les financements destinés à la transition énergétique, d’assouplir les règles visant les centrales électriques et les véhicules thermiques, ou d’affaiblir des agences fédérales comme le Service des forêts et l’Agence fédérale de gestion des urgences, rapporte le média environnemental américain Grist.
La prise de contrôle des deux chambres ouvre une nouvelle possibilité politique : selon Grist, les démocrates pourraient désormais s’appuyer sur leur majorité au Congrès pour contrer certaines initiatives de l’administration. Cette victoire ne signifie toutefois pas, à elle seule, que les politiques supprimées seront rétablies.
Des alliés républicains battus
Le résultat électoral pourrait aussi compliquer les efforts bipartisans en faveur du climat. Le Conservative Climate Caucus, groupe de la Chambre réunissant 66 républicains engagés en faveur du climat et des énergies propres, perd plusieurs de ses membres.
Parmi les élus battus figurent Mariannette Miller-Meeks, représentante de l’Iowa et présidente du groupe, ainsi que Jen Kiggans, représentante de Virginie et l’une de ses vice-présidentes. Politico estime que leur départ risque de réduire le nombre de partenaires républicains avec lesquels les démocrates pourraient travailler sur ces sujets.
Des mesures climatiques sur les bulletins locaux
Dans le Michigan, les électeurs ont approuvé la proposition 2, qui vise à limiter les contributions politiques de certaines entreprises de services publics et de grands entrepreneurs publics. Le texte portait notamment sur l’influence des entreprises dans les campagnes politiques, un enjeu que Time reliait aux pressions exercées contre le développement de l’énergie solaire communautaire. (axios.com)
À Eugene, dans l’Oregon, une mesure proposait de faire contribuer de grandes entreprises afin de financer des projets municipaux de résilience climatique. Les premiers résultats, publiés dans la soirée du 3 novembre, faisaient apparaître environ 58 % de votes favorables à 23 heures. Les résultats restant provisoires, ce chiffre ne constitue pas un décompte final. (opb.org)
Les élections ont donc produit des signaux contrastés pour la politique climatique : les démocrates disposent désormais d’un levier accru au Congrès, mais la défaite de plusieurs républicains engagés sur ces questions pourrait réduire les possibilités de coopération entre les deux partis.
Source : Courrier international – Actualités France et Monde, vidéos, infographies (www.courrierinternational.com)
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