L’enquête visant l’infirmière scolaire interpellée le 2 novembre devant le lycée Jean Monnet, à Montpellier, a été rouverte après la transmission de nouveaux éléments numériques. Le parquet cherche à préciser les circonstances des faits qui lui sont reprochés, tandis que les conditions de son interpellation font également l’objet d’un examen.

De nouveaux éléments versés au dossier

La quinquagénaire avait été placée en garde à vue lundi, lors du blocage du lycée. Sa garde à vue avait été levée le même jour, sans poursuites, l’infraction étant alors jugée insuffisamment caractérisée. Mardi, le procureur de la République a annoncé la reprise des investigations après réception de nouveaux éléments, notamment numériques.
L’enquête porte sur des faits d’outrage et de participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser, selon le parquet. D’après une source proche du dossier, le visionnage des caméras-piétons des gendarmes intervenus devant l’établissement a contribué à cette réouverture.
Ces images montreraient, selon cette même source, que l’infirmière aurait insulté et frappé des gendarmes, ainsi que mordu l’un d’eux. Deux gendarmes ont déposé plainte. La police de l’Hérault affirme également que les images la montrent en train de les insulter. Ces éléments sont rapportés dans le cadre de l’enquête et ne constituent pas, à eux seuls, une décision judiciaire sur les faits.
Une interpellation qui avait suscité des réactions
Une vidéo de l’arrestation, diffusée sur les réseaux sociaux, avait provoqué une vive émotion. On y voit un gendarme saisir la femme par le cou par-derrière, puis la mettre au sol et la menotter face contre terre.
Mardi, des élus de gauche, dont le député de l’Hérault Sylvain Carrière, ont saisi le procureur au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Ils ont signalé des faits susceptibles, selon eux, de constituer des violences commises par une personne dépositaire de l’autorité publique. Le parquet examine les circonstances de l’interpellation ; la source ne précise pas qu’une enquête distincte sur ce volet a été ouverte.
Le blocage se poursuit au lycée Jean Monnet
Depuis la rentrée du lundi 2 novembre, le lycée Jean Monnet est le seul établissement bloqué dans l’académie de Montpellier, selon une source officielle citée par 20 Minutes. Dans une lettre commune publiée mardi, des lycéens ont demandé des explications à la direction et appelé les personnels à faire grève et à exercer leur droit de retrait tant qu’ils n’auraient pas obtenu de réponses sur les violences qu’ils disent avoir subies ce jour-là.
Source : 20Minutes – Une (www.20minutes.fr)
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Auteur : 20 Minutes avec AFP







