Le Cerema : quand la droite rêve de zones d’activités, mais oublie l’écologie.
Le fait principal
Le Cerema, établissement public en charge de l’aménagement et du développement durable, a lancé un appel à contributions pour identifier les meilleures pratiques en matière de renouvellement des zones d’activités économiques (ZAE). Dans un contexte où 80 % des intercommunalités refusent des projets d’implantation faute de foncier disponible, cette initiative apparaît comme une réponse urgente à un défi majeur.
Ce qui s’est passé
L’appel à contributions, publié le 24 septembre 2026, vise à recenser les démarches remarquables entreprises par les collectivités pour revitaliser des zones d’activités vieillissantes. Le Cerema souligne que ces efforts sont d’autant plus cruciaux dans le cadre de la politique du zéro artificialisation nette. En parallèle, la proposition d’implanter un centre de données Google en région Centre-Val de Loire suscite des inquiétudes, notamment sur l’impact environnemental et l’usage des sols.
Le contexte
La France est confrontée à un double défi : le vieillissement des ZAE et la nécessité de préserver les espaces naturels. Alors que le gouvernement prône une transition écologique, la réalité sur le terrain montre que les intercommunalités peinent à trouver des terrains disponibles pour de nouveaux projets. La situation est d’autant plus préoccupante que le projet de Google pourrait être perçu comme une opportunité de modernisation, alors qu’il soulève des questions sur l’impact à long terme sur le territoire.
Les chiffres à retenir
– 80 % des intercommunalités refusent des projets d’implantation faute de foncier disponible.- Le Cerema cherche à collecter des exemples de pratiques innovantes dans la gestion des ZAE, mettant en avant des projets de rachat de friches et de mutualisation d’espaces.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une incohérence criante entre les discours politiques et la réalité du terrain. D’un côté, le gouvernement affiche des ambitions écologiques, de l’autre, les collectivités se retrouvent à gérer des zones d’activités à l’abandon. La promesse d’une France verte semble se heurter à des projets d’implantation qui, sous couvert de modernité, pourraient aggraver la situation. Le RN, qui prône souvent un retour à la « France d’avant », semble étrangement silencieux face à cette contradiction. En effet, comment défendre une politique de protection des territoires tout en soutenant des projets qui augmentent la pression sur le foncier ?
Ce qu’il faut retenir
Le Cerema, par son appel à contributions, tente de trouver des solutions à une crise du foncier qui touche de nombreuses collectivités. Cependant, face à une réalité où les ambitions écologiques se heurtent à des projets controversés, il est urgent que les acteurs politiques prennent conscience des véritables enjeux en jeu. La transition vers une économie durable ne pourra se faire sans une réflexion sérieuse sur l’usage des terres et la revitalisation des zones d’activités existantes.
Source : Frédéric Fortin, Localtis
