Le bois s’impose comme levier stratégique de la transition écologique en Europe

Le bois s’impose comme levier stratégique de la transition écologique en Europe

Selon la Commission économique de l’ONU pour l’Europe (CEE-ONU), le secteur forestier européen est en pleine transformation, évoluant d’un modèle d’exploitation vers un modèle axé sur l’innovation et la résilience climatique. Cette dynamique se manifeste à travers des trajectoires nationales qui, tout en partageant des défis communs, révèlent des structures de marché variées, comme l’indique un rapport détaillant l’analyse de 16 pays.

En 2024, l’Autriche a enregistré une augmentation d’environ 6 % de sa production de bois scié, tandis que sa production de granulés a atteint 1,8 million de tonnes, soutenue par des exportations robustes et des politiques favorables à la bioéconomie.

Pilier émergent de la stabilité économique

La Finlande continue de jouer un rôle prépondérant dans le secteur de la pâte à papier, avec des prévisions de croissance de la production et des exportations jusqu’en 2026. En revanche, le secteur forestier allemand fait face à des défis liés à la conjoncture économique, malgré ses liens historiques avec l’industrie et la construction.

En République tchèque, des modifications récentes des réglementations permettent désormais la construction de bâtiments en bois allant jusqu’à 22,5 mètres. En Estonie, les biocarburants solides représentent plus d’un tiers de la production d’énergie primaire, soulignant le rôle croissant du bois dans la sécurité énergétique.

La CEE-ONU note également une tendance similaire en Slovénie, où la hausse des prix de l’énergie et les mesures gouvernementales favorisent la demande en bois comme source d’énergie. Les données montrent une augmentation de la consommation de combustibles et des importations de granulés.

Plus largement, le rapport souligne que le bois émerge comme un pilier essentiel de la stabilité économique européenne, alors que les pays adoptent des solutions biosourcées pour faire face aux défis du changement climatique et à la volatilité des marchés.

Nouvelles règles forestières et crédits carbone

L’industrie forestière s’oriente vers une approche plus innovante, se détachant de l’exploitation traditionnelle des ressources. En Irlande, cette évolution se traduit par une reconnaissance accrue des forêts comme puits de carbone, contribuant ainsi aux objectifs climatiques. La Suède, quant à elle, intègre la sylviculture industrielle dans des chaînes de valeur efficaces.

La CEE-ONU souligne que l’adoption du règlement de l’Union européenne sur la déforestation, ainsi que la loi sur la restauration de la nature, marque le début d’une ère de transparence accrue dans la chaîne d’approvisionnement et d’expansion des crédits carbone forestiers.

Malgré les menaces telles que les infestations de scolytes et les incendies de forêt, le secteur s’adapte en améliorant l’efficacité des ressources et en se dirigeant vers des bioéconomies circulaires.

Source : Commission économique de l’ONU pour l’Europe (CEE-ONU)

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