L’Alliance pour une révolution verte : des promesses en Afrique qui ne récoltent que des illusions.
Le fait principal
L’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) fête ses 20 ans, mais les résultats sont loin d’être à la hauteur des promesses. Malgré un budget annuel de près de 100 millions de dollars, l’organisation peine à sortir les agriculteurs de la pauvreté.
Ce qui s’est passé
Créée avec des ambitions démesurées, l’Agra avait pour objectif de doubler les rendements et les revenus de 30 millions de petits producteurs dans 11 pays d’Afrique d’ici à 2021. À l’heure du bilan, la hausse des rendements est jugée insuffisante. Un récent rapport publié par l’Agra souligne la persistance de revenus faibles et volatils pour les agriculteurs, accentuée par un manque d’infrastructures, d’accès au crédit et des coûts de transport prohibitifs.
Le contexte
Cette situation s’inscrit dans un cadre plus large de vulnérabilité des systèmes alimentaires africains, soumis aux chocs climatiques, aux conflits et à la volatilité des prix mondiaux. Les agriculteurs, au lieu de récolter les fruits de leur travail, se retrouvent piégés dans un cycle de précarité. L’incapacité à transformer les surplus agricoles en emplois industrialisés et en produits transformés ne fait qu’aggraver le tableau.
Les chiffres à retenir
– Budget annuel de l’Agra : environ 100 millions de dollars (88 millions d’euros).- Objectif initial : doubler les rendements et revenus de 30 millions de petits producteurs d’ici 2021.- Revenu des paysans : faibles et volatils, en raison d’infrastructures insuffisantes et de coûts de transport élevés.
Ce que cela révèle
Les promesses de l’Agra, soutenues par des partenaires prestigieux tels que les fondations Gates et Rockefeller, semblent s’effacer devant une réalité implacable. Les résultats montrent un décalage abyssal entre les discours et les faits. En fin de compte, l’Agra aurait pu faire mieux avec les ressources à sa disposition. Au lieu de cela, elle nous offre un triste spectacle de promesses non tenues et d’agriculteurs toujours engloutis par la pauvreté.
Ce qu’il faut retenir
L’Agra, après 20 ans d’existence, illustre à merveille la dissonance entre ambition affichée et résultats concrets. Les agriculteurs africains méritent mieux que des discours creux et des promesses en l’air. Il est temps de repenser les stratégies pour réellement améliorer leurs conditions de vie.
Source : Afrik.com
