RSE : La France de Macron abandonne ses promesses, les professionnels en détresse !
Le fait principal
Les professionnels de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) sont de plus en plus confrontés à un manque de moyens pour mener à bien leurs missions, malgré une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux et sociaux au sein des entreprises. Une étude récente révèle que 59 % d’entre eux se disent en difficulté financière pour appliquer leur feuille de route RSE.
Ce qui s’est passé
Une étude menée par le Pacte mondial de l’ONU, l’Institut de l’Économie Durable, et d’autres partenaires, a interrogé 260 spécialistes de la RSE. Les résultats sont alarmants : 54 % des répondants indiquent manquer de ressources humaines, et seulement 5 % se déclarent très satisfaits des moyens dont ils disposent. Alors que leurs responsabilités s’élargissent, ces professionnels doivent jongler avec des missions de plus en plus variées, allant de la stratégie de décarbonation à la définition de la raison d’être de l’entreprise.
Le contexte
Le champ d’intervention des responsables RSE ne cesse de croître, mais les moyens alloués ne suivent pas. Près de 40 % des professionnels interrogés évoquent la résistance au changement au sein de leur entreprise comme un obstacle majeur. De plus, le soutien des directions est en déclin : 90 % des professionnels estimaient bénéficier de ce soutien à leur arrivée, contre seulement 75 % aujourd’hui. Dans un contexte économique incertain et face à des débats sur la simplification des réglementations, la RSE est souvent perçue comme un simple outil de communication plutôt que comme un engagement stratégique.
Les chiffres à retenir
- 59 % des professionnels manquent de moyens financiers pour leur feuille de route RSE.
- 54 % font état d’un manque de ressources humaines.
- Seulement 5 % se déclarent très satisfaits des moyens dont ils disposent.
- 40 % des répondants mentionnent la résistance au changement comme obstacle.
- 75 % des professionnels estiment bénéficier du soutien de leur direction, en baisse par rapport à 90 % il y a quatre ans.
- 42 % des professionnels sont désormais directement rattachés à la direction générale.
Ce que cela révèle
La situation actuelle des professionnels de la RSE est révélatrice d’une contradiction majeure : alors que les entreprises affichent une volonté d’intégrer des pratiques durables, elles continuent de les traiter comme des sujets périphériques. Cette dichotomie entre discours et réalité est d’autant plus frappante lorsque l’on considère que 38 % des professionnels voient la RSE comme un simple outil de conformité. La consécration de la RSE dans les organigrammes ne suffit pas à faire oublier le sentiment d’isolement et d’illégitimité ressenti par de nombreux responsables.
Ce qu’il faut retenir
Les professionnels de la RSE se retrouvent dans une situation paradoxale : plus de responsabilités, moins de moyens. Dans un environnement où les enjeux écologiques sont À défaut, le risque est grand de voir la durabilité se noyer dans une mer de bonnes intentions et de discours creux.
Source : Pacte mondial de l’ONU, Institut de l’Économie Durable, Michael Page, Lefebvre Dalloz Compétences, Toovalu.
