Lahav Shani à Bruxelles : la musique classique face aux discordes du RN et de l’extrême droite.
Le fait principal
Le chef d’orchestre israélien Lahav Shani est au cœur d’une controverse grandissante à Bruxelles, alors que sa performance prévue au palais des Beaux-Arts (Bozar) le 24 novembre prochain est menacée par une pression croissante pour l’annuler.
Ce qui s’est passé
Lahav Shani, à la tête de l’Orchestre philharmonique d’Israël (IPO) depuis 2020 et récemment nommé chef de l’orchestre philharmonique de Munich, a déjà été déprogrammé d’un festival à Gand l’an dernier en raison de sa position. En mai 2026, trois membres du conseil d’administration de Bozar ont démissionné, arguant que sa présence sur scène représente un choix à connotation politique, compte tenu du conflit israélo-palestinien en cours. Mohamed Ouachen, l’un des démissionnaires, a souligné que les actions d’Israël sont qualifiées de génocide par Amnesty International et d’apartheid par la Cour internationale de justice.
Le contexte
La situation en Israël et dans les territoires occupés est marquée par des tensions persistantes et des violences qui continuent d’affecter les populations civiles. Le dernier cessez-le-feu, bien que salué, n’a pas mis fin aux hostilités, et la perception internationale des actions israéliennes est de plus en plus critique. Dans ce cadre, la programmation d’un artiste associé à l’IPO soulève des questions éthiques et politiques, notamment dans un contexte où la culture est souvent instrumentalisée pour des fins diplomatiques.
Les chiffres à retenir
– 2020 : Lahav Shani devient chef de l’Orchestre philharmonique d’Israël.- Mai 2026 : Trois membres du conseil d’administration de Bozar démissionnent en raison de la programmation de Shani.- Amnesty International qualifie les actions israéliennes de génocide, la Cour internationale de justice parle d’apartheid.
Ce que cela révèle
Cette affaire met en lumière les contradictions inhérentes à la diplomatie culturelle. D’un côté, Bozar plaide pour la nuance, tandis que de l’autre, les démissionnaires rappellent qu’un artiste ne peut être dissocié de son rôle au sein d’un État dont les actions sont controversées. Le RN et l’extrême droite, qui prônent souvent un discours sur la défense des droits humains, semblent étrangement silencieux face à cette situation. Peut-être que les notes de musique résonnent différemment selon le contexte politique.
Ce qu’il faut retenir
La performance de Lahav Shani à Bruxelles soulève des questions cruciales sur le rôle de l’art dans un monde où la politique et les droits humains sont inextricablement liés. La musique peut-elle vraiment transcender les conflits, ou est-elle un reflet des tensions qui l’entourent ? La réponse semble aussi complexe que les accords que Shani dirigera, si tant est qu’il puisse monter sur scène.
