Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie et des sujets liés à la politique énergétique et Jean-Gabriel Faget, directeur général d’Enercal, ont présenté l’avancement du chantier de construction de la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) de Tontouta. Cet outil, qui s’inscrit dans la continuité des initiatives photovoltaïques déployées ces dernières années, représente une avancée déterminante vers l’autonomie énergétique de la Nouvelle-Calédonie. Il permettra de soutenir le développement des énergies renouvelables, tout en garantissant la fiabilité de l’alimentation électrique des Calédoniens.
Table Of Content
- La STEP : un outil de stockage pour les énergies renouvelables
- Pour une optimisation de la consommation d’électricité de source renouvelable
- Participer à la relance économique et accompagner la transition énergétique de la métallurgie
- Ce qui se passe réellement
- Pour une optimisation de la consommation d’électricité de source renouvelable
- Participer à la relance économique et accompagner la transition énergétique de la métallurgie
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
La STEP : un outil de stockage pour les énergies renouvelables
La STEP est un moyen de stocker l’excédent d’énergie renouvelable produit en journée pour la livrer aux foyers calédoniens ou à la métallurgie au moment où il n’y pas plus de production renouvelable (notamment la nuit) ou lors des pics de consommation.
Il s’agit d’un circuit d’eau fermé entre deux bassins artificiels situés à des altitudes différentes :
- Durant la phase de stockage : l’eau d’un bassin inférieur est pompée vers un bassin supérieur grâce à l’énergie solaire excédentaire produite en journée. Stockée dans le bassin supérieur, elle constitue une réserve d’énergie hydraulique.
- Durant la phase de déstockage : aux heures de forte consommation ou en l’absence de production renouvelable, l’eau du bassin supérieur est libérée vers le bassin inférieur où elle entraine des turbines couplées à des alternateurs qui produisent de l’énergie électrique.
La STEP en quelques chiffres
- 900 MWh de capacité de stockage soit 35 % de la consommation annuelle des Calédoniens (hors métallurgie) ou encore ¼ de la consommation annuelle de la SLN ;
- 225 000 tonnes de CO2 évitées par an, soit l’équivalent des émissions de 100 000 voitures ;
- 65 000 tonnes de fuel évitées par an ;
- 4 ans te travaux ;
- Plus de 60 ans d’exploitation ;
- 130 emplois en moyenne pour la construction ;
- 15 emplois pour l’exploitation du site.
Pour une optimisation de la consommation d’électricité de source renouvelable
Les énergies renouvelables comme le solaire ou l’éolien sont considérées comme :
- fatales, puisqu’elles sont produites dès qu’il y a du soleil ou du vent. Si elles ne sont pas consommées ou stockées au moment de la production, elles sont perdues ;
- intermittentes, puisqu’elles ne produisent pas de façon régulière toute la journée.
Aujourd’hui, une partie de l’excédent de production solaire est vendue à la SLN. Le reste est non consommé, non stocké, mais rémunéré aux producteurs donc intégré aux coûts de l’électricité.
« Grâce à la STEP, nous serons en capacité de consommer cet excédent d’énergie. L’électricité produite par le photovoltaïque pourra être utilisée le soir et la nuit alors qu’aujourd’hui, nous la consommons uniquement en journée », a indiqué Jean-Gabriel Faget.
Participer à la relance économique et accompagner la transition énergétique de la métallurgie
Dans le cadre de ce projet, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) et d’ores et déjà lancé afin de permettre aux entreprises calédoniennes d’y participer. « Tous types de travaux seront concernés allant de l’ingénierie au terrassement. On parle de 22 milliards de francs qui seront réinjectés directement dans l’économie calédonienne », a assuré Christopher Gygès.
« À plus long terme, la mise en service de la STEP permettra d’accompagner la transition énergétique du secteur de la métallurgie, avec une énergie décarbonnée et moins chère », a ajouté le membre du gouvernement.
La STEP constitue également un outil stratégique pour la Nouvelle-Calédonie, lui offrant une plus grande indépendance énergétique. « Elle permettra en effet au territoire d’être moins vulnérable aux crises énergétiques mondiales. Les crises se sont succédées durant les 30 dernières années et ont rendu à chaque fois plus incertaine la rentabilité des métallurgistes et ont pesé sur le budget des Calédoniens », a rappelé le directeur général d’Enercal.
Le calendrier
- Avril 2026 : lancement de l’AMI
- 2026 – 2027 : avant-projet détaillé : conception et réalisation du projet et études de financement
- 2028 : début des travaux
- 2032 : mise en service de la STEP
La STEP de Tontouta : Un Mirage Énergétique au Service des Illusions Politiques
Une station de transfert d’énergie par pompage, promesse d’autonomie énergétique, ou simple écran de fumée pour masquer l’inefficacité des politiques locales ?
Dans un monde où les crises énergétiques se succèdent, Christopher Gygès et Jean-Gabriel Faget se sont réunis pour nous présenter la dernière innovation en date : la station de transfert d’énergie par pompage (STEP) de Tontouta. Un projet qui, selon eux, marquerait un tournant décisif vers l’autonomie énergétique de la Nouvelle-Calédonie. Mais derrière cette façade technologique, que cache réellement cette initiative ?
Ce qui se passe réellement
La STEP, c’est un circuit d’eau fermé entre deux bassins artificiels, permettant de stocker l’excédent d’énergie renouvelable produite durant la journée. En théorie, l’eau pompée vers le bassin supérieur durant les heures ensoleillées devrait être libérée lors des pics de consommation ou la nuit, pour alimenter les foyers calédoniens et la métallurgie. Un concept séduisant, mais qui semble ignorer la réalité des énergies renouvelables, souvent fatales et intermittentes.
La STEP en quelques chiffres
- 900 MWh de capacité de stockage, soit 35 % de la consommation annuelle des Calédoniens (hors métallurgie).
- 225 000 tonnes de CO2 évitées par an, équivalent des émissions de 100 000 voitures.
- 130 emplois en moyenne pour la construction.
Pour une optimisation de la consommation d’électricité de source renouvelable
Les énergies renouvelables, comme le solaire, sont souvent perdues si elles ne sont pas consommées au moment de leur production. Actuellement, une partie de l’excédent est vendue à la SLN, mais le reste est rémunéré aux producteurs sans être stocké. Gygès et Faget promettent que la STEP permettra de consommer cet excédent, mais à quel prix ?
Participer à la relance économique et accompagner la transition énergétique de la métallurgie
Avec un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé, Gygès évoque 22 milliards de francs injectés dans l’économie calédonienne. Mais ces promesses de relance économique ne masquent-elles pas une réalité plus sombre ? À long terme, la STEP pourrait-elle vraiment accompagner la transition énergétique de la métallurgie, ou s’agit-il simplement d’un plan pour maintenir à flot un secteur déjà en difficulté ?
Le calendrier
- 2028 : début des travaux.
- 2032 : mise en service de la STEP.
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont nombreuses. La promesse d’une énergie décarbonnée et moins chère semble s’opposer à la réalité des coûts de production et d’exploitation. La STEP pourrait-elle vraiment rendre la Nouvelle-Calédonie moins vulnérable aux crises énergétiques mondiales, alors que les crises se sont multipliées ces 30 dernières années ?
Ce que cela implique concrètement
Si la STEP est censée garantir une alimentation électrique fiable, elle repose sur des promesses qui pourraient ne jamais se concrétiser. Les Calédoniens doivent-ils vraiment croire que cette station va résoudre tous leurs problèmes énergétiques ?
Lecture satirique
En somme, la STEP de Tontouta pourrait bien être le symbole d’une politique énergétique déconnectée des réalités. Les discours promettant monts et merveilles cachent souvent des vérités moins reluisantes. La question demeure : qui va réellement bénéficier de cette initiative ? Les Calédoniens ou les intérêts économiques derrière ?
Effet miroir international
Dans un monde où les politiques autoritaires et ultraconservatrices se multiplient, la STEP pourrait-elle devenir un exemple de la manière dont les gouvernements utilisent des projets d’infrastructure pour masquer leurs échecs ?
À quoi s’attendre
À l’horizon 2032, les Calédoniens pourraient se retrouver avec une station flambant neuve, mais les promesses d’autonomie énergétique risquent de rester lettre morte. La réalité pourrait bien être celle d’une dépendance accrue à des solutions technologiques qui ne répondent pas aux besoins fondamentaux.
Sources



