« La Science ouverte : quand l’extrême droite prône l’innovation… mais censure les faits »
Le fait principal
La Conférence sur la Science Ouverte pour l’Innovation se tiendra au siège de l’UNESCO à Paris le 12 novembre 2026, marquant les vingt-cinq ans de la Journée Mondiale de la Science au Service de la Paix et du Développement le 10 novembre. Un événement qui promet de redéfinir les partenariats en science ouverte comme instruments de politique scientifique, technologique et d’innovation.
Ce qui s’est passé
Organisée par l’UNESCO, cette conférence se composera de quatre sessions plénières, abordant des thèmes tels que l’interaction entre la science ouverte et la propriété intellectuelle, les priorités de l’UNESCO et la sécurité des données. Un panel de décideurs, chercheurs et acteurs du secteur privé est attendu, mais la question demeure : ces discussions mèneront-elles à des actions concrètes ou resteront-elles de belles paroles dans un monde où l’accès à la connaissance est encore trop souvent limité ?
Le contexte
En 2021, l’UNESCO a adopté une recommandation sur la science ouverte, soulignant l’importance de l’accessibilité et de la collaboration dans la recherche scientifique. Pourtant, alors que l’on célèbre cet avancement, les inégalités d’accès à la recherche persistent à l’échelle mondiale. Dans un monde où la science est censée être un bien commun, les barrières à l’accès à l’information sont plus présentes que jamais, surtout dans les pays en développement.
Les chiffres à retenir
- La conférence se déroulera le 12 novembre 2026.
- Elle coïncide avec les 25 ans de la Journée Mondiale de la Science au Service de la Paix et du Développement.
Ce que cela révèle
La promesse de l’UNESCO de faire de la science ouverte un pilier de l’innovation semble séduisante sur le papier. Cependant, les discours politiques sur l’égalité d’accès à la connaissance sont souvent contredits par la réalité. Pendant que les grands pays s’érigent en champions de la science ouverte, les véritables acteurs de terrain, souvent marginalisés, sont laissés à l’écart. Les contradictions sont criantes : d’un côté, des promesses de collaboration et d’accès, de l’autre, un système qui privilégie encore les puissants. La science ouverte est-elle réellement une priorité ou un simple outil de communication pour masquer les inégalités structurelles ?
Ce qu’il faut retenir
La conférence de l’UNESCO pourrait être un tournant pour la science ouverte, mais le scepticisme demeure. Les belles paroles doivent être accompagnées d’actions concrètes pour que la science ne soit pas seulement un privilège, mais un droit accessible à tous.
Sources : UNESCO
