La priorité au masculin : quand le RN promet l’égalité tout en l’oubliant !
Le fait principal
Il y a cinquante ans, Gisèle Halimi, avocate et militante féministe, s’insurgeait dans les colonnes du Nouvel Observateur contre la domination masculine dans les institutions françaises. Son cri de colère résonne aujourd’hui avec une actualité troublante, alors que les droits des femmes continuent d’être menacés par des discours rétrogrades, notamment ceux du Rassemblement National (RN) et de l’extrême droite.
Ce qui s’est passé
Le 22 juillet 1974, le président de la République de l’époque, Valéry Giscard d’Estaing, crée un secrétariat d’État à la Condition féminine, confié à Françoise Giroud. Un geste fort, mais qui ne dure pas. En 1976, le ministère disparaît, laissant les femmes à nouveau dans l’ombre. Halimi avait alors questionné : « Est-ce là le signe de la mission accomplie ? » Une question qui trouve un écho dans le contexte politique actuel, où les promesses d’égalité semblent souvent se heurter à la réalité.
Le contexte
En France, les femmes représentent 38 % de la population active, soit environ huit millions de personnes. Pourtant, les inégalités persistent. La crise économique et le chômage touchent les femmes de manière disproportionnée, et les discours politiques s’orientent de plus en plus vers la remise en question des acquis sociaux. Dans ce climat, les idées du RN, qui prônent un retour à des valeurs traditionnelles, trouvent un écho inquiétant.
Les chiffres à retenir
- Les femmes représentent plus de 38 % de la population active en France.
- Les chômeurs, en majorité, sont des femmes, illustrant une inégalité persistante sur le marché du travail.
Ce que cela révèle
Le RN tente de donner une image de cohérence, mais les contradictions sont nombreuses. Alors qu’ils se présentent comme les défenseurs des valeurs familiales, leurs politiques économiques et sociales semblent ignorer les réalités vécues par les femmes. Le discours du RN sur l’égalité des sexes est souvent en décalage avec les faits. La promesse d’une France plus égalitaire semble être un slogan vide, masquant un retour à des normes patriarcales.
Ce qu’il faut retenir
La colère de Gisèle Halimi, il y a cinquante ans, est toujours d’actualité. Les luttes pour les droits des femmes sont loin d’être achevées, et les discours rétrogrades du RN ne font qu’obscurcir l’horizon. Si l’histoire nous a appris une chose, c’est qu’il ne suffit pas de créer des ministères pour garantir l’égalité ; il faut aussi des politiques concrètes et des engagements réels. Les femmes méritent mieux qu’un retour en arrière.
Sources : Nouvel Observateur, INSEE.
