
Objectif Lune : La NASA abandonne le projet de station orbitale Gateway
La NASA a annoncé la suspension de son projet de station orbitale lunaire, Gateway, pour se concentrer sur la création d’une base permanente sur la Lune. Cette décision a été révélée par Jared Isaacman, nouvel administrateur de l’agence spatiale américaine, lors de l’événement « Ignition » à Washington, le 24 mars 2026. L’agence prévoit d’allouer un budget de 20 milliards de dollars sur les sept prochaines années pour ce projet.
Cette réorientation survient alors que le projet Gateway, en proie à des retards et des dérives budgétaires, était perçu comme un obstacle au retour rapide des astronautes américains sur la Lune. La décision est également influencée par la compétition avec la Chine, qui prévoit d’envoyer des taïkonautes au pôle Sud lunaire avant 2030. Isaacman a souligné que, dans cette course, le succès ou l’échec se mesurerait en mois plutôt qu’en années. En réponse à cette pression, la NASA a accéléré son calendrier, prévoyant une mission d’essai en orbite terrestre en 2027 et un alunissage en 2028, avec l’objectif d’un atterrissage habité tous les six mois.
Pour faciliter cette transition, la NASA a promis de réutiliser le matériel existant et de s’appuyer sur les engagements de ses partenaires internationaux. Cependant, cette réorientation modifie des milliards de dollars de contrats, obligeant l’industrie à s’adapter rapidement. L’Agence spatiale européenne (ESA), qui avait investi dans le développement de Gateway, doit désormais ajuster ses plans, bien que le module de service européen du vaisseau Orion reste essentiel pour les missions.
Parallèlement, la NASA a annoncé le lancement de la sonde interplanétaire à propulsion nucléaire électrique, Space Reactor-1 Freedom, prévue avant la fin de 2028. Cette mission inclura des hélicoptères d’exploration sur Mars et coïncidera avec le lancement du rover européen Rosalind Franklin.
Enfin, la NASA a confirmé son désengagement de l’orbite basse terrestre, indiquant que la Station spatiale internationale ne sera pas éternelle et qu’elle ne financera plus que des stations privées, marquant ainsi une transition vers une économie orbitale.
Source : Le Point




