
La Namibie souhaite tirer parti du zéro tarif douanier chinois pour se positionner sur le marché du bœuf premium
À partir du 1ᵉʳ mai, la Chine met en place une politique de zéro droit de douane sur 98 % de ses lignes tarifaires pour les produits africains. Cette initiative représente une opportunité stratégique pour plusieurs pays, notamment la Namibie, qui se concentre sur le créneau du bœuf haut de gamme.
Plutôt que de rivaliser sur les volumes avec les grandes puissances du secteur, la Namibie a choisi de se spécialiser dans le premium. Depuis 2019, le pays exporte déjà du bœuf vers la Chine, mais à une échelle limitée. Avec la suppression des droits de douane, Windhoek espère dynamiser ses exportations en ciblant une clientèle aisée et urbaine, prête à investir davantage dans une viande traçable, issue d’élevages extensifs et respectant les normes sanitaires strictes imposées par les autorités chinoises.
Le marché chinois présente un potentiel énorme, alimenté par l’expansion de la classe moyenne et l’évolution des préférences de consommation. La Chine est devenue l’un des principaux importateurs mondiaux de viande bovine. Cependant, la concurrence est intense, avec des pays comme l’Australie, le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay qui dominent déjà le marché avec des volumes importants et des chaînes logistiques bien établies.
Face à ces géants, la Namibie mise sur des atouts distinctifs : une production limitée mais valorisée et une stratégie de niche. Actuellement, moins de la moitié de ses volumes de production sont destinés à l’exportation, mais ceux-ci génèrent une part significative des revenus du pays.
La réussite de cette initiative dépendra de la capacité de la Namibie à établir des relations avec des distributeurs en Chine et à se faire une place sur un segment exigeant mais prometteur.
Source : RFI





