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La langue tahitienne risque-t-elle de se perdre malgré les cours de reo Tahiti dispensés par l’école du dimanche ?
L’apprentissage de la langue tahitienne, ou reo Tahiti, est aujourd’hui au cœur des préoccupations des éducateurs et des parents en Polynésie française. Malgré les efforts déployés, notamment par l’école du dimanche, la pérennité de cette langue ancestrale demeure incertaine.
Table des matières
Contexte factuel
Dans plusieurs paroisses, la prière du matin est effectuée en tahitien, permettant aux enfants de se familiariser avec les mots et les bases de la langue. Sabrina Paparai, monitrice de l’école du dimanche, souligne que cette méthode d’enseignement passe par la compréhension des prières, qui sont expliquées aux enfants avant qu’ils ne les apprennent par cœur.
Les cours sont dispensés en tahitien et en français, une approche jugée nécessaire par Belinda Tunutu, présidente de l’école du dimanche. Elle note que les enfants montrent une préférence pour le français, ce qui complique l’apprentissage du tahitien.
Données ou statistiques
Bien qu’il n’existe pas de statistiques récentes sur la maîtrise de la langue tahitienne, les témoignages recueillis indiquent des difficultés croissantes à faire parler le tahitien aux jeunes générations. Thérèse Tamuera, monitrice en charge des adolescents, observe que les parents semblent moins impliqués dans l’apprentissage de la langue, ce qui pourrait expliquer la baisse d’intérêt des enfants pour le reo Tahiti.
Conséquence directe
Malgré l’interdiction de parler le tahitien à l’école de 1880 jusqu’en 1981, l’école du dimanche a joué un rôle crucial dans la transmission de cette langue. Les efforts continus pour enseigner le reo Tahiti sont essentiels pour garantir sa survie dans les générations futures.
Source
La1ere.franceinfo.fr



