Le temps de la paix est venu : la France reconnaît l’État de Palestine à l’ONU
La France a officiellement reconnu l’État de Palestine lors de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Le président Emmanuel Macron a déclaré que cette reconnaissance vise à promouvoir la paix entre les peuples israélien et palestinien, soulignant que « le temps est venu d’arrêter la guerre, les bombardements à Gaza, les massacres et les populations en fuite ». Il a averti que « nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir saisir la paix ».
Cependant, Macron a précisé que l’établissement d’une ambassade de France dans un futur État palestinien dépendrait de la libération des otages actuellement détenus à Gaza. Cette décision a suscité des critiques, notamment de la part d’Israël et des États-Unis. Donald Trump, ancien président américain, a qualifié cette reconnaissance de « récompense pour le Hamas ».
Macron a également organisé un sommet avec l’Arabie saoudite pour discuter de l’avenir de la solution à deux États, après de nombreuses négociations diplomatiques. L’Assemblée générale de l’ONU a adopté à une large majorité un texte soutenant un futur État palestinien, tout en excluant clairement le mouvement islamiste Hamas, une condition requise par plusieurs pays occidentaux.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, s’exprimant par vidéo, a promis que « le Hamas n’aura aucun rôle dans le gouvernement » et a condamné les actes de violence, y compris ceux commis par le Hamas le 7 octobre 2023. Actuellement, 146 des 193 États membres de l’ONU ont reconnu l’État de Palestine, bien que son statut d’observateur à l’ONU demeure inchangé en raison de l’opposition des États-Unis.
D’autres pays, tels qu’Andorre, la Belgique, le Luxembourg, Malte, Monaco et Saint-Marin, devraient suivre cette tendance. Toutefois, des pays comme l’Allemagne et l’Italie ne prévoient pas de reconnaissance à court terme, soulignant que cela devrait intervenir à la fin d’un processus de paix.
En France, la reconnaissance a été saluée par de nombreuses municipalités, où des drapeaux palestiniens ont été hissés. Cependant, certains diplomates expriment des craintes quant à des représailles israéliennes. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé qu’il n’y aurait pas d’État palestinien et a menacé d’étendre la colonisation en Cisjordanie.
Les répercussions de cette situation sont alarmantes, avec des pertes humaines significatives des deux côtés depuis le début des hostilités. Selon des données officielles, l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas a causé la mort de 1.219 personnes du côté israélien, principalement des civils. En réponse, les représailles israéliennes ont coûté la vie à 65.344 Palestiniens, en majorité des civils, dans la bande de Gaza.
Source : AFP
