
Le Ministère des Transports dévoile une stratégie d’électrification du réseau routier national d’ici 2035
Dans la continuité des annonces gouvernementales en faveur de l’augmentation des aides à l’acquisition de véhicules électriques, le Ministère des Transports a publié sa stratégie d’électrification du réseau routier national à horizon 2035. Ce programme vise à déployer 8000 points de recharge dédiés aux véhicules lourds, répartis sur 560 aires de repos et de service. L’objectif est d’accélérer le déploiement de bornes de recharge rapide (400 kW, permettant une recharge en environ 45 minutes) et ultra-rapide (plus de 800 kW, permettant une recharge en environ 20 minutes), ainsi que de bornes de plus faible puissance (environ 100 kW) adaptées aux stationnements de longue durée.
Les aires sélectionnées pour l’installation des bornes ont été choisies pour assurer un maillage efficace des itinéraires longue distance des poids lourds, tout en favorisant les aires les plus fréquentées, comme l’a précisé le ministère dans un communiqué.
Cette feuille de route a été élaborée en concertation avec plusieurs parties prenantes, notamment les directions interdépartementales des routes, les sociétés d’autoroutes, les gestionnaires de réseaux électriques, les opérateurs de bornes de recharge et les associations du transport. Elle a pour ambition d’atteindre une puissance électrique de 1,6 GW disponible pour les flottes de camions sur les aires d’autoroutes.
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a déclaré : « Le plein essor du véhicule électrique passe par un réseau de recharge dimensionné à la hauteur des enjeux, garantissant à chaque usager des conditions de déplacement sereines, y compris sur les trajets de moyenne et longue distance. Ce plan d’électrification ouvre une nouvelle ère en lançant le déploiement massif des premières infrastructures dédiées aux poids lourds, pour engager résolument la décarbonation du transport routier. »
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de transition énergétique visant à réduire l’empreinte carbone du secteur des transports, tout en répondant aux besoins croissants de mobilité durable.
Source : Ministère des Transports






