La France entre l’État policier et l’impunité : le RN applaudit, les droits s’effacent.
Le fait principal
La loi dite du « permis de tuer », qui officialiserait la présomption de légalité des tirs policiers, se dirige vers le Sénat. Si elle est adoptée, elle pourrait accroître le pouvoir policier et le nombre de victimes, majoritairement non Blanches. Une mobilisation urgente s’impose.
Ce qui s’est passé
Le 21 juin dernier, à Carcassonne, un policier national a projeté au sol Youssef E., 29 ans, dont la tête a violemment heurté le bitume. Ce dernier est décédé treize jours plus tard. En présence d’un policier municipal déjà mis en cause pour des propos racistes, la mort de Youssef a suscité une indignation tardive. Le parquet a d’abord écarté tout lien avec l’interpellation, mais la diffusion d’une vidéo a finalement conduit à l’ouverture d’une enquête par l’IGPN.
Le contexte
Le racisme dans la police française n’est pas une surprise. Les médias relèvent régulièrement ces dérives, sans que cela ne semble entraîner de véritables changements. La police, héritière d’une histoire coloniale, s’est construite comme un outil de répression des « indigènes » de l’empire, une réalité qui perdure dans les quartiers populaires. La montée du Rassemblement National (RN) et la banalisation des idées racistes ajoutent une légitimité inquiétante aux violences policières. Les lois récentes, comme celle de 2017 sur les refus d’obtempérer, s’inscrivent dans cette continuité.
Les chiffres à retenir
Si les chiffres précis sur les victimes de violences policières sont souvent absents des discours officiels, il est indéniable que les statistiques disponibles montrent un déséquilibre frappant. Les études révèlent que les personnes non Blanches sont disproportionnellement touchées par la violence policière, un fait qui mériterait d’être davantage mis en lumière par les autorités.
Ce que cela révèle
La proposition de loi sur le « permis de tuer » est un exemple frappant de la manière dont les revendications de l’extrême droite s’insinuent dans le discours politique mainstream. Le RN, en prônant une sécurité accrue, se drape d’une légitimité qui ne fait que renforcer l’impunité policière. Pendant ce temps, la classe dirigeante continue de transférer des fonds des services publics vers la répression, tout en prétendant défendre l’ordre et la sécurité. La contradiction est évidente : vouloir plus de policiers pour « protéger » la population, tout en négligeant la déshumanisation systématique des corps non Blanches.
Ce qu’il faut retenir
La loi du « permis de tuer » n’est pas qu’une simple formalité législative. Elle incarne une dérive inquiétante de la police française, héritière d’une histoire coloniale. Face à cette menace, la mobilisation citoyenne est
Source : NPA L’Anticapitaliste
