« La France à la traîne : le RN promet des débits rapides, mais la réalité est bien plus lente »
Le fait principal
L’Arcep vient de publier son rapport sur le marché des services fixes à haut et très haut débit, révélant que plus de 95 % des locaux français sont désormais raccordables à la fibre optique. Une avancée qui, sur le papier, semble prometteuse.
Ce qui s’est passé
Fin juin 2026, sur les 45,2 millions de locaux présents en France, 43,1 millions sont raccordables à la fibre optique, soit une couverture de 95,3 %. Pourtant, 2,1 millions de locaux restent à rendre raccordables, souvent en raison de refus d’intervention ou de constructions en cours. Dans les zones moins denses, la situation est encore plus préoccupante : 970 000 locaux restent à raccorder sous l’initiative publique et 725 000 sous l’initiative privée.
Le contexte
Le déploiement de la fibre optique est un enjeu majeur pour le gouvernement, qui s’est engagé à réduire la fracture numérique. Alors que les promesses de couverture totale s’accumulent, la réalité sur le terrain témoigne de nombreux retards et obstacles. Les opérateurs, tels qu’Orange et SFR, affichent des taux de raccordement respectifs de 96,4 % et 98,3 % dans les zones « AMII », mais cela ne masque pas les zones d’ombre qui persistent.
Les chiffres à retenir
– 43,1 millions de locaux raccordables à la fibre optique (+275 000 ce trimestre).- 2,1 millions de locaux restent à rendre raccordables.- 90 % des abonnés internet à usage fixe disposent d’une connexion à très haut débit.- 28,1 millions d’abonnements en fibre optique, représentant 85 % des abonnements internet.
Ce que cela révèle
Derrière les chiffres flatteurs, la réalité est moins reluisante. Si le gouvernement se félicite d’une couverture à 95,3 %, il oublie de mentionner que près de 2,1 millions de locaux sont encore dans l’attente, souvent à cause de refus d’accès. La promesse d’un internet pour tous semble s’éloigner, tout comme la cohérence du discours politique. Comment le RN, qui prône une France numérique accessible, peut-il justifier ce retard ? Le double discours devient insoutenable lorsque les chiffres ne corroborent pas les promesses.
Ce qu’il faut retenir
Le rapport de l’Arcep, tout en mettant en avant des avancées notables, dévoile une réalité contrastée. La fracture numérique persiste et les promesses gouvernementales s’essoufflent face à des chiffres qui, loin de rasr, interrogent sur l’efficacité des politiques publiques en matière de connectivité.
Source : Arcep
