
Qualité et sécurité des soins : la Cour des comptes appelle à une meilleure prise en compte des événements indésirables graves
Les infections nosocomiales, contractées en milieu hospitalier, sont responsables de près de 4 000 décès directs par an en France, un chiffre alarmant qui dépasse la mortalité routière, selon un rapport de la Cour des comptes présenté le 27 avril. Ce document met en lumière les enjeux cruciaux de la qualité des soins dans les établissements de santé.
Les investigations menées par la Cour, comprenant 20 déplacements et une centaine d’entretiens, révèlent des difficultés persistantes en matière de transparence concernant les événements indésirables graves associés aux soins (EIGS). Ces événements, qui n’entraînent pas toujours des décès, restent largement sous-déclarés.
La Cour des comptes souligne une « problématique structurelle » : entre 160 000 et 375 000 EIGS pourraient survenir chaque année lors de séjours hospitaliers, selon une enquête nationale de 2019. Pourtant, en 2024, moins de 7 200 de ces événements ont été déclarés, alors qu’une obligation légale existe depuis 2004.
Cette situation soulève des préoccupations quant à la sécurité des soins et à la nécessité d’améliorer les mécanismes de déclaration et de suivi des événements indésirables dans le système de santé français.
Source : Cour des comptes




