La Cour de cassation : entre justice et farce, le RN toujours en quête d’immunité !
Le fait principal
Le rapport annuel 2025 de la Cour de cassation, publié récemment, révèle une stagnation préoccupante dans le traitement des Questions Prioritaires de Constitutionnalité (QPC). Alors que le paysage judiciaire français est en constante évolution, cette absence d’arrêts publiés pour les années 2024 et 2025 soulève des interrogations sur l’efficacité et la réactivité de notre système judiciaire.
Ce qui s’est passé
La Cour de cassation, institution phare du système judiciaire français, a présenté son rapport annuel, un ouvrage de référence pour les juristes. Ce rapport, élaboré par son service de documentation, met en lumière l’absence d’avancées significatives concernant les QPC, ces procédures qui permettent de soumettre une question de constitutionnalité à la plus haute instance judiciaire. Les pages 268 à 270 du rapport détaillent l’évolution des QPC traitées, mais aucun nouvel arrêt n’y figure, une situation qui perdure depuis deux ans.
Le contexte
Les QPC ont été introduites en 2010 pour renforcer le contrôle de constitutionnalité en France. Elles sont censées permettre aux citoyens de contester la conformité d’une loi aux droits fondamentaux. Pourtant, la stagnation actuelle semble indiquer un manque d’engagement de la part des juges, ou peut-être une hésitation à aborder des questions délicates qui pourraient mettre en lumière les failles du système. Dans un pays où la justice est souvent perçue comme un rouage essentiel de la démocratie, cette situation est d’autant plus inquiétante.
Les chiffres à retenir
Le rapport note l’évolution des QPC traitées selon le mode de saisine au cours des cinq dernières années, mais sans chiffres nouveaux. En cumulant les données de 2023 à 2025, le nombre de QPC traitées et renvoyées devant le Conseil constitutionnel reste figé, illustrant une inertie qui pourrait avoir des conséquences sur la protection des droits des citoyens.
Ce que cela révèle
Cette stagnation soulève des questions fondamentales sur l’engagement de la Cour de cassation à défendre les principes constitutionnels. La situation est d’autant plus ironique que le Rassemblement National (RN), qui prône une « justice ferme », pourrait se retrouver dans une situation d’incongruité : défendre une justice qui ne produit pas d’arrêts. Le RN voulait donner une image de cohérence, mais les données du rapport racontent une autre histoire. Ce double discours sur la nécessité d’une justice efficace se heurte à la réalité d’une Cour qui semble, elle aussi, en panne.
Ce qu’il faut retenir
Le rapport de la Cour de cassation de 2025 jette une lumière crue sur une problématique essentielle : l’inefficacité du traitement des QPC. Dans un contexte où la justice devrait être le bastion des droits fondamentaux, cette stagnation ne peut qu’inquiéter. La promesse d’une justice réactive se heurte à une réalité bien moins reluisante, exposant ainsi les contradictions d’un discours politique qui se veut ferme mais qui, sur le terrain, laisse à désirer.
Source : Rapport annuel 2025 de la Cour de cassation.
