La Côte d’Ivoire surfe sur la vague : quand la jeunesse défie les marées politiques !
Le fait principal
La Côte d’Ivoire, connue pour ses plages ensoleillées, voit sa jeunesse se passionner pour le surf, brisant ainsi les barrières de la peur qui entourent ses eaux. Rokia, une adolescente d’Assouindé, illustre cette transformation en passant de la terre ferme à la conquête des vagues.
Ce qui s’est passé
Rokia, qui craignait autrefois l’océan, a décidé de surmonter ses peurs en apprenant à surfer grâce à Souleymane Sidibé, un surfeur local. Cette initiative personnelle témoigne d’un changement de mentalité au sein d’une communauté où la peur de la noyade est omniprésente. En 2021, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rapporté environ 1 800 noyades en Côte d’Ivoire, un chiffre alarmant qui souligne l’importance de cette nouvelle tendance.
Le contexte
Le littoral ivoirien s’étend sur plus de 500 kilomètres, mais la majorité de la population ne sait pas nager. Cette réalité est renforcée par des croyances culturelles, comme celle de Mami Wata, la divinité des eaux, qui incite à la prudence. Pourtant, la montée en popularité du surf pourrait bien changer la donne, en offrant aux jeunes une nouvelle manière de se connecter à l’océan, tout en apprenant à le respecter.
Les chiffres à retenir
– 1 800 noyades en Côte d’Ivoire en 2021, selon l’OMS.- Plus de 500 kilomètres de littoral, mais une majorité de la population ne sait pas nager.
Ce que cela révèle
La passion pour le surf chez la jeunesse ivoirienne ne fait pas que redéfinir la relation à l’océan ; elle met également en lumière les contradictions d’une société où le danger de la noyade coexiste avec une quête de liberté et d’aventure. Alors que les autorités peinent à sensibiliser la population sur les dangers des eaux, les jeunes, eux, choisissent de s’approprier cet espace, défiant les normes et les peurs héritées. Une belle ironie : là où la peur dominait, un nouvel élan de vie émerge.
Ce qu’il faut retenir
La Côte d’Ivoire est à un tournant. La jeunesse, à travers le surf, apprend à dompter l’océan, transformant une peur ancestrale en passion. Ce changement de mentalité pourrait bien être le début d’une nouvelle ère pour la culture maritime ivoirienne, où le respect et la connaissance de l’eau prédominent sur la peur.
