La Ciivise : les victimes d’enfance enfin prises en compte, mais pas par l’extrême droite !
Le fait principal
La Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a demandé une extension du parcours de soins aux adultes victimes de violences sexuelles subies durant leur enfance. Cette demande intervient alors que l’Assemblée nationale examine la loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles.
Ce qui s’est passé
Le 21 septembre, la Ciivise a exprimé son mécontentement face à la version actuelle de la loi, qui ne prévoit l’accès au parcours de soins coordonné du psychotraumatisme que pour les mineurs. Cette omission laisse de côté des milliers d’adultes qui, ayant été victimes dans leur jeunesse, cherchent aujourd’hui des soins adaptés, souvent des décennies plus tard.
Le contexte
Le parcours de soins, financé par l’Assurance maladie, représente une avancée significative dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Cependant, la Ciivise souligne que le texte actuel est déconnecté de la réalité. En effet, les mécanismes d’amnésie traumatique et de honte font que le dévoilement des violences se produit généralement à l’âge adulte, souvent autour de 44 ans.
Les chiffres à retenir
Plus de 30 000 victimes ont été auditionnées par la Ciivise, révélant que le besoin de soins spécialisés se manifeste bien souvent des années après les violences subies. Le parcours de soins, bien que salué, reste inadapté à la majorité des victimes adultes.
Ce que cela révèle
Cette situation met en lumière une contradiction criante dans la politique de santé publique. Alors que le gouvernement prétend s’engager pour la protection des victimes, il semble ignorer une part cruciale de celles-ci. En restreignant les soins aux mineurs, le texte laisse de côté ceux qui, ayant déjà souffert, n’ont pas eu la chance de bénéficier d’une prise en charge adéquate. Une belle promesse sur le papier, mais qui s’effondre face aux réalités du terrain.
Ce qu’il faut retenir
La loi « intégrale » contre les violences sexuelles, bien qu’avancée, se révèle incomplète et insuffisante. Les victimes adultes, longtemps laissées pour compte, méritent une attention urgente et un accès aux soins qui leur sont nécessaires. La Ciivise appelle donc à une révision rapide du texte afin de garantir une prise en charge pour tous les victimes, sans exception.
Source : France Info
