Jusqu'à 2 300 € par mois pour ce métier que personne ne veut faire : les grands groupes paient la formation

Jusqu’à 2 300 € par mois pour ce métier que personne ne veut faire : les grands groupes paient la formation

Mieux vaut avoir le cœur bien accroché pour exercer le métier de boucher industriel, un secteur en tension qui attire peu de candidats en raison de conditions de travail difficiles. « Si cette profession attire peu de candidats, c’est parce que ses conditions de travail sont difficiles. Lorsqu’il est en poste, ce profil effectue des tâches très répétitives dans un environnement où la température est comprise entre 0 et 4 °C », explique Franck Petton, gérant de plusieurs cabinets de recrutement du réseau d’intérim Temporis. Les opérateurs sont souvent amenés à travailler tôt le matin ou tard le soir dans des usines d’abattage ou de transformation.

Ce métier est perçu négativement par certains en raison des nouveaux choix alimentaires d’un nombre croissant de Français. Les jeunes qui choisissent cette voie se dirigent généralement vers le commerce de proximité, où la profession est plus valorisée.

En théorie, un CAP ou un BP en boucherie est requis pour exercer. Cependant, face à la pénurie de candidats, les employeurs recrutent également des profils titulaires d’un titre professionnel en transformation de viande, qui peut être obtenu en six à huit mois. Les grands groupes tels que Bigard, Charal ou Hénaff, dont les processus sont fortement mécanisés, accueillent aussi des débutants sans qualification ou expérience. Ces entreprises prennent en charge la formation, car les gestes professionnels sont très répétitifs.

En moyenne, les bouchers industriels débutent avec une rémunération de 1 900 euros bruts par mois, soit environ 1 500 euros nets. Par exemple, au sein du Groupe Bigard, un débutant peut toucher dès le premier mois une rémunération fixe de 1 848 euros bruts (environ 1 440 euros nets). À cela s’ajoutent un 13e mois, des primes et d’autres avantages. Avec de l’expérience, les bouchers industriels peuvent espérer un salaire mensuel compris entre 2 000 et 2 300 euros bruts, équivalant à 1 560 à 1 800 euros nets.

Cette situation soulève des questions sur l’avenir de la profession, alors que le secteur peine à attirer de nouveaux talents.

Source : Le Figaro

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