
Juliane Grospiron : « J’ai avalé ma mère » à La Divine Comédie jusqu’au 17 juin 2026
Juliane Grospiron présente son spectacle « J’ai avalé ma mère », où elle incarne quatre cousines issues d’un milieu aristocratique, chacune représentant un territoire distinct en France. Les personnages, une Versaillaise, une Parisienne du 16ᵉ, une autre du 7ᵉ et une Montreuilloise, sont façonnés par leur milieu, leur quartier et leur éducation. À travers un humour social incisif, Grospiron aborde des thèmes tels que l’héritage maternel, les injonctions sociales faites aux femmes et le désir de se réaliser sur scène à plus de 50 ans.
Le spectacle explore la dynamique familiale et générationnelle, mettant en lumière les attentes placées sur les femmes au sein de la société. La première cousine, surnommée « le fossile », illustre ces enjeux féministes en incarnant une mère traditionnelle qui impose des rôles de genre, où « les garçons portent le nom, les filles portent le reste ».
Grospiron, qui a commencé à publier des scènes courtes sur Instagram il y a dix ans, a développé un sens de la comédie qui enrichit son écriture. Elle souhaite créer un récit « féminin voire féministe » sans tomber dans le manifeste. Le spectacle reflète également les défis auxquels sont confrontées les femmes d’une génération prise entre l’émancipation et la continuité des rôles domestiques. À 17 ans, elle rêvait de monter sur scène, mais sa mère lui a opposé des idées traditionnelles. Aujourd’hui, à 50 ans, elle considère ce retour comme un nouveau départ.
Le parcours de Grospiron, qui s’étend de Versailles à Montreuil, témoigne d’une émancipation progressive. Chaque cousine révèle une fracture, illustrant comment le quartier façonne les identités et les perceptions. Son humour, basé sur ces contradictions, permet de rire des milieux qu’elle connaît tout en reconnaissant son propre héritage.
Réservation : J’ai avalé ma mère, Divine Comédie, 2 rue Saulnier – 75009 Paris.
Source : Article original.





