
J’espère que l’Iran retrouvera sa liberté
Mansour Bahrami, légende du tennis international, évoque avec émotion son parcours et la situation actuelle en Iran. À l’âge de 46 ans, il se souvient parfaitement de son vol de Téhéran à Nice, le 8 août 1980, fuyant un pays devenu hostile à sa passion pour le tennis en raison de la révolution islamique de 1979.
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Né à Arak, au sud-ouest de Téhéran, Bahrami vit en France depuis de nombreuses années et a obtenu la nationalité française en 1989. Il suit de près l’actualité de son pays natal, particulièrement en ces temps de tensions croissantes.
La récente campagne de bombardements menée par les États-Unis contre les gardiens de la révolution, qui a débuté le 28 mars, marque un tournant dans un contexte de répression persistante. Bahrami exprime son espoir de voir l’Iran retrouver sa liberté et son bonheur.
Souvenirs d’un passé libre
Bahrami décrit l’Iran d’avant la révolution comme un « paradis sur Terre », où les gens vivaient librement leur religion, qu’elle soit juive, musulmane ou chrétienne. Il évoque des souvenirs de sa jeunesse, où il sortait avec ses amis dans des boîtes de nuit et où sa sœur allait à l’école sans aucune contrainte vestimentaire.
Aujourd’hui, il constate avec tristesse que cette liberté a disparu. « Pas d’alcool, pas de musique, pas de fête, et les femmes se battent chaque jour pour s’habiller comme elles le souhaitent », déplore-t-il.
Une lutte pour la liberté
Cela fait maintenant quatre décennies que les Iraniens se battent pour leur liberté et leur démocratie. Selon Bahrami, la vie en Iran est extrêmement difficile, malgré les richesses potentielles du pays. Il souligne que le peuple se soulève régulièrement pour réclamer plus de liberté, mais chaque révolte est souvent réprimée dans le sang.
Bahrami a récemment pris connaissance de la situation en Iran à travers des échanges avec des amis et des membres de sa famille. Il exprime sa préoccupation face à l’incapacité de communiquer avec eux depuis le début des bombardements, alors que les lignes téléphoniques et internet sont souvent coupées.
Un futur incertain
Concernant l’avenir, Bahrami espère voir un Iran où chacun pourra vivre librement. Il rappelle que plus de 1 000 bombes sont tombées et souhaite que cela contribue à un changement de régime. Son rêve est de voir un monde où les gens vivent dignement, sans être contrôlés dans leurs choix de vie.
« J’essaie de faire entendre la voix de ceux qui sont coupés du monde », conclut Bahrami, exprimant son désir de rester un porte-parole pour son peuple.
Sources : Nice Matin





