Isabel Coixet défend le monde analogique au Cervantes pour les générations futures
La réalisatrice Isabel Coixet défend le monde analogique au Cervantes du futur
La cinéaste espagnole Isabel Coixet a récemment fait un don symbolique à l’Institut Cervantes, comprenant une cassette de 18 chansons et une lettre manuscrite. Ce legs, qui sera ouvert en 2076, souligne une nostalgie pour un présent en voie d’extinction. Coixet, née à Sant Adrià del Besòs en 1960, évoque des éléments culturels tels que les torrijas, les cruches en terre cuite et le cinéma en plein air, tout en critiquant la modernité et certaines pratiques contemporaines.
Dans son discours, elle cite Florence Green, personnage du film « La librería », en affirmant que « la compréhension rend l’esprit paresseux ». Cette citation illustre son choix de ne pas donner de sens explicite à son collage, réalisé sur la couverture d’un livre de 1913. Coixet souligne également l’importance de l’écriture manuelle, en précisant : « Je t’écris ceci avec un stylo Bic, mon préféré. Je me demande s’ils existent encore ».
Coixet met en avant la chanson « La lista de la compra », qui évoque des images de la vie quotidienne, en soulignant qu’elles pourraient ne plus exister dans un futur proche. La réalisatrice, qui recevra le prix Antonio de Sancha en 2026 pour son engagement à rapprocher la littérature du grand public, a également dialogué avec Cristina Andreu, ancienne présidente de l’Association des femmes cinéastes, sur leur parcours respectif.
Isabel Coixet a été nominée à plusieurs reprises aux festivals de Berlin et de Cannes, et a remporté huit prix Goya. Elle est reconnue pour son travail qui allie cinéma et littérature, et pour sa défense des librairies comme espaces culturels essentiels. La Caja de las Letras de l’Institut Cervantes conserve près de 1 800 hommages, une tradition établie en 2007.
Source : Euronews
