Infantino, le roi des promesses : réformer la FIFA, mais pas les dérives du foot-business !
Le fait principal
A moins de six mois de l’élection à la présidence de la Fifa, prévue le 18 mars prochain, Gianni Infantino tente de redorer son blason. Dans une lettre aux 211 fédérations membres, il annonce une consultation sur la gouvernance de l’institution, censée répondre aux critiques qui fusent de toutes parts.
Ce qui s’est passé
Infantino propose d’organiser une « consultation directe, structurée et limitée dans le temps » avec les confédérations et parties prenantes pour améliorer les processus décisionnels de la Fifa. Cette annonce survient après le fiasco du projet « Fifa Forward Enterprise », qui visait à créer une société commerciale ouverte à des investisseurs privés. Ce projet, mené sans concertation, a été retiré face à l’opposition de l’UEFA et d’autres confédérations. Infantino, en reconnaissant que cette initiative a suscité des « inquiétudes », semble enfin comprendre que la transparence et la concertation ne sont pas seulement des mots à la mode.
Le contexte
Le projet « Fifa Forward Enterprise » a déclenché une véritable tempête. Les critiques s’intensifient, avec des appels à un audit indépendant et des demandes de compensation de 10 millions de dollars pour chaque fédération membre, soit un total de 2,1 milliards de dollars. Les tensions ne se limitent pas à des querelles internes : l’UEFA, la Concacaf et l’AFC exigent toujours le départ d’Infantino, le qualifiant de gestionnaire déloyal. Des présidents de fédérations, notamment en France et en Belgique, partagent ce sentiment.
Les chiffres à retenir
– 211 fédérations membres de la Fifa.- 2,1 milliards de dollars demandés par les fédérations.- 10 millions de dollars réclamés pour chacune des 211 fédérations.
Ce que cela révèle
La volonté d’Infantino de consulter les fédérations semble davantage être une manœuvre pour apaiser les tensions qu’un véritable désir de changement. Alors que l’ombre d’un audit indépendant plane, le président de la Fifa apparaît isolé. Les promesses de transparence et de responsabilité ne font que souligner un paradoxe : dans un monde du football où l’argent et le pouvoir s’entrelacent, les mots sont souvent déconnectés des actions. La situation d’Infantino, qui reste pour l’instant le seul candidat à sa propre succession, témoigne d’un système où la légitimité est de plus en plus contestée.
Ce qu’il faut retenir
Gianni Infantino, à l’approche d’une élection cruciale, semble pris au piège de ses propres décisions. La consultation annoncée pourrait bien n’être qu’un écran de fumée, tant les critiques à son encontre s’intensifient. Le football mondial mérite mieux qu’un président en proie aux tempêtes de la controverse. Source : 20 Minutes
