
Identification et cession des carnivores domestiques : une avancée majeure pour le bien-être animal en Nouvelle-Calédonie
Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement chargée du bien-être animal, a présenté ce lundi 20 avril les dispositions issues de la loi relative à l’identification et à la cession des carnivores domestiques en Nouvelle-Calédonie. Adoptée par le Congrès le 16 octobre 2025, cette loi est complétée par une délibération adoptée le 20 novembre 2025 et un arrêté d’application adopté le 15 avril dernier. Elle vise à rendre obligatoire l’identification des chiens et des chats, encadrer leur cession, et instaurer un statut officiel pour les éleveurs.
Cette réglementation, qui entrera en vigueur le 7 novembre 2026, répond à une forte attente des acteurs de terrain – associations de protection animale, vétérinaires, éleveurs – et s’inscrit dans les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA). Elle a pour objectifs de faciliter la recherche des animaux perdus ou volés, d’améliorer leur suivi sanitaire, de sensibiliser et responsabiliser les propriétaires, de limiter les reproductions non contrôlées, et de mieux connaître les populations animales.
L’identification des chiens et des chats deviendra obligatoire à partir du 7 novembre 2026, devant être réalisée avant l’âge de six mois, soit par l’implantation d’une puce électronique, soit par tatouage. L’intervention devra être effectuée par un vétérinaire, qui enregistrera également l’animal dans le fichier d’identification « Calédopattes ».
Concernant les cessions, la loi impose que toute cession d’un chien ou d’un chat soit précédée de l’identification de l’animal, quel que soit son âge. Les cessions ne pourront avoir lieu que dans des cadres adaptés, tels que les animaleries ou lors d’opérations d’adoption organisées par des associations. De plus, la vente ou le don d’animaux sera interdit sur les marchés et événements non spécifiquement dédiés aux animaux.
Une amende administrative pouvant atteindre 100 000 francs est prévue en cas de non-respect de ces obligations, montant qui peut être doublé en cas de récidive.
Pour Isabelle Champmoreau, « toutes ces mesures poursuivent le même but, c’est d’informer sur la santé de l’animal et de protéger les animaux pour limiter la maltraitance et les abandons ».
Source : Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie






