
Malgré le cessez-le-feu, Israël installe tout au long de sa frontière avec le Liban, une zone tampon, au prix de destructions de villages et de bombardements.
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Dans les ruines du village de Tayr Harfa, le drapeau israélien flotte au vent. Ce village est désormais situé en zone tampon, contrôlée par l’État hébreu, qui représente environ 6 % du territoire libanais. Malgré la trêve, Israël continue ses opérations à l’intérieur de cette zone. Le président américain, Donald Trump, a annoncé le 23 avril une prolongation du cessez-le-feu entre Israël et le Liban de « trois semaines » suite à des pourparlers à la Maison Blanche.
À Washington, Beyrouth a demandé à Tel Aviv de mettre fin aux dynamitages massifs d’habitations dans cette zone. Selon un porte-parole du Hezbollah, « ils construisent des fortifications durables dans une quinzaine d’endroits tout au long de la frontière ». Le groupe chiite a montré aux journalistes les destructions et les explosions en cours, affirmant que « chaque jour, l’ennemi israélien rase les terres libanaises ». Plusieurs habitants confirment entendre des explosions jour et nuit, tandis que Jafaar, un résident, indique que les Israéliens ont pris les hauteurs, leur permettant de surveiller jusqu’à Tyr.
La ville de Tyr, bastion du Hezbollah, est désormais à portée de l’artillerie israélienne. L’État hébreu espère ainsi contenir la menace de la milice chiite. Une journaliste libanaise a été tuée dans ces bombardements le 23 avril.
Les Libanais de la région craignent que cette zone tampon ne soit qu’un prétexte pour s’emparer d’une partie de leurs terres. Un habitant a exprimé : « Dans leur esprit, cette terre est la leur ! Vous ne voyez pas qu’Israël est un État qui veut s’agrandir ? » Les Libanais sont interdits d’accès à cette zone, surveillée par des drones israéliens.
Source : Franceinfo





