
Le Teknival de Bourges touche à sa fin après des heurts avec les gendarmes
La free-party, qui a débuté le 1er mai sur un terrain militaire près de Bourges, a été déclarée comme étant en voie de cessation, selon un communiqué de la préfecture du Cher. Cette annonce a été faite le 5 mai, après que des affrontements ont eu lieu durant la nuit, faisant état de six gendarmes légèrement blessés.
« Le rassemblement musical illégal dans le département du Cher touche à sa fin. Les derniers dispositifs de son ont été stoppés dans la nuit », a précisé la préfecture. Les incidents ont éclaté aux alentours de 3 h 45, lorsque des participants ont attaqué les forces de l’ordre avec des tirs de mortier, des boules de pétanque, des cocktails Molotov et un véhicule bélier. Les affrontements se sont terminés vers 4 h 30.
Les forces de l’ordre ont alors réagi en contrôlant et verbalisant systématiquement les festivaliers à leur sortie du site, conformément aux instructions du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qui avait visité les lieux quelques jours plus tôt.
18 interpellations et 9 placements en garde à vue
La préfecture a indiqué que les opérations de contrôle et d’évacuation des véhicules et des personnes étaient en cours, et que le matériel sonore utilisé sur le site était en train d’être saisi. « C’est une opération logistique d’envergure qui durera au moins toute la journée », a-t-elle ajouté. Lundi soir, moins de 3 000 personnes se trouvaient encore sur le site, un ancien champ de tir de la direction générale de l’armement (DGA).
Depuis le début de cet événement, les forces de l’ordre ont contrôlé 22 868 personnes et 10 315 véhicules, procédant à 18 interpellations, dont neuf ont donné lieu à des placements en garde à vue. Soixante-trois armes ont été saisies et 15 drones civils ont été « neutralisés ». Cette opération s’inscrit dans une stratégie de fermeté face à ce teknival illégal.
Source : Le Monde avec AFP.






