Hantavirus : le virus Andes du MV Hondius était-il devenu mutant ? Le verdict vient de tomber

Hantavirus : le virus Andes du MV Hondius était-il devenu mutant ?

Le débat sur la mutation éventuelle du hantavirus Andes s’intensifie suite à un foyer épidémique sur le navire MV Hondius, qui a quitté Ushuaïa en Argentine le 1er avril, transportant environ 150 passagers de 23 nationalités. Ce foyer a été signalé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), suscitant des préoccupations parmi les autorités sanitaires.

Des inquiétudes ont émergé concernant la rapidité de la dégradation de l’état de santé des personnes infectées, notamment d’une passagère française, testée positive, dont l’état s’est détérioré rapidement après l’apparition des premiers symptômes. À ce jour, l’épidémie a causé trois décès, dont ceux d’un couple néerlandais et d’une Allemande, avec au moins onze infections confirmées et plusieurs dizaines de cas contacts enregistrés.

Soupçon de mutation

Les équipes de l’Institut Pasteur ont réalisé le séquençage complet de la souche prélevée chez la patiente française. Les résultats montrent que la séquence virale est identique à celle des souches du virus Andes détectées chez d’autres passagers du bateau, et très proche des souches connues circulant en Amérique du Sud. Selon l’Institut Pasteur, « aucun élément ne suggère à ce stade l’émergence d’un variant particulier présentant des caractéristiques nouvelles ».

3 % de variation… naturelles

Jean-Claude Manuguerra, responsable de l’unité Environnement et Risque Infectieux (ERI), a précisé que les séquences du virus Andes en Amérique du Sud affichent une identité nucléotidique supérieure à 95 %. Les échantillons des patients du bateau sont identiques entre eux et montrent une proximité de 97 % avec certaines souches circulant chez les rongeurs. Les 3 % de variations observées correspondent à des fluctuations naturelles du virus, sans impact sur les caractéristiques de la souche détectée.

En conclusion, les analyses confirment qu’il s’agit d’un virus d’origine sud-américaine déjà répertorié, et non d’une mutation potentiellement incontrôlable. L’OMS considère que « le risque global pour la population générale est actuellement faible, mais cet événement souligne l’importance de la préparation, de la surveillance et d’une communication claire sur les risques ».

Source : Futura-Sciences.

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