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Un nouveau souffle pour la cuisine à Haguenau
Cela fait plusieurs mois que l’ancien restaurant Au Caquelon, situé près du théâtre de Haguenau, était à céder. Aujourd’hui, cet espace va retrouver une nouvelle vie grâce à une équipe dynamique et passionnée de cuisine.
Hilda Loeffler, membre impliquée du groupe Mise en bouche, décrit ce collectif comme « une deuxième famille ». Ce groupe a pour projet de lancer une activité traiteur, tout en mettant l’accent sur l’aide au retour à l’emploi pour des femmes qui ont souvent dû interrompre leur carrière pour diverses raisons, notamment l’éducation de leurs enfants. Marie Denizot, chargée de projet au centre socioculturel (CSC) Robert-Schuman, indique que l’ouverture est prévue pour septembre.
Des plats du jour à emporter
Le collectif, né au sein du CSC en 2008, a d’abord pris forme autour d’ateliers culinaires liés à la parentalité. Ces femmes, qui se retrouvent régulièrement pour cuisiner, ont également eu l’opportunité de suivre des formations professionnelles en pâtisserie et en hygiène. Elles préparent notamment des « repas partenaires » pour le centre, qui rassemblent jusqu’à 100 convives.
Avec l’ambition de se professionnaliser, le collectif prévoit de proposer des plats mijotés à partir de produits locaux, disponibles du lundi au vendredi. Encadrées par un chef professionnel, ces femmes offriront des mets à emporter, avec un ticket moyen d’environ 15 euros pour un repas complet, incluant des options végétariennes.
Une vocation solidaire et professionnelle
Cette initiative va également permettre à ces femmes de bénéficier de contrats à durée déterminée, rémunérés au Smic. Marie Denizot souligne que cela représente un tremplin vers des emplois plus durables. Certaines d’entre elles envisagent même d’ouvrir leur propre établissement, comme une pâtisserie à Haguenau.
Pour financer l’achat de matériel nécessaire, comme un four et des tables en inox, une campagne de financement participatif a été lancée sur la plateforme Okoté. L’objectif est de collecter 15 000 euros, et il est encore possible de participer à cette campagne jusqu’au 8 mai.
Conclusion
Le projet Mise en bouche illustre bien comment la cuisine peut servir de levier pour l’insertion professionnelle. Les femmes qui composent ce collectif offrent non seulement des plats savoureux, mais participent également à la redynamisation de leur quartier. En anticipant les coûts et en évitant les frais inutiles grâce à des partenariats locaux, elles montrent qu’il est possible de conjuguer solidarité et gastronomie.
Pour ceux qui souhaitent découvrir cette belle initiative, il est temps de réserver vos plats du jour et de soutenir une démarche à la fois gourmande et engagée.




